© Naruto no Kitai est la propriété de ses administrateurs dont Tetsuya Sawada, son fondateur. Le graphisme et codage du design ont été réalisé par Tetsuya. L'univers de base est tiré du manga de Masashi Kishimoto, Naruto.



 
FAQFAQ  AccueilAccueil  RechercherRechercher  MembresMembres  GroupesGroupes  S'enregistrerS'enregistrer  ConnexionConnexion  

Partagez | 
 

 Visite de courtoisie

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Aller en bas 
AuteurMessage
InvitéInvité
MessageSujet: Visite de courtoisie   Mer 18 Nov - 17:43

Je hais le désert. C'est grand, c'est vide. Il fait chaud. Et je me retrouve toujours avec un château de sable dans mes bottes. Mais un homme doit faire ce qu'il a à faire, qu'importe combien cela lui déplaît. Il n'y avait vraiment personne d'autre pour ça ? Non, bien sûr que non. Plus de la moitié des effectifs sont sur le terrain. Alors, forcément, c'est à moi qu'on demande de jouer les gentils diplomates dans le trou du cul du monde. Ai-je dis à quel point je déteste le désert ? Non, parce que je veux que ça soit clair. J'aurais préféré être fourré d'une sonde alimentaire et être rempli de force par des nattô avariés plutôt que d'être envoyé à Suna. Malheureusement, en ma qualité de soldat, je n'ai pas le choix que d'obéir.

Après deux jours de voyage, me voilà devant les colossaux rempart du village caché du Sable, étroitement gardés. Bien plus étroitement que les visites de ma jeunesse en compagnie du Shichidaime Hokage. Il était un ami très proche du Kazekage, Sabaku no Gaara. Aujourd'hui, l'homme qui partageait tant de choses avec Naruto est mort, remplacé par un… Eh bien c'est le but de ma mission en vérité. Définir quel genre de personnage est le nouveau Kazekage, le régime en place et les éventuelles ambitions du village. La menace qu'ils peuvent représenter pour l'équilibre des forces et la sécurité de Konoha. Et je dois faire ça en toute sympathie. Je ne suis pas encore le dirigeant du clan, aussi je ne dispose pas encore de l'immunité diplomatique. Je dois rester sage. Pas de scandale, pas d'explosion… Et pas d'alcool. Il faudra que je secoue le Hokage à mon retour. Je n'ai jamais voulu mes responsabilités de diplomate. Je les abhorre. Je suis un scientifique dans l'âme, doublé d'un combattant. J'ai une certaine addiction pour l'adrénaline, et je ne m'en cache pas. J'aime l'action, j'aime l'excitation, le frisson que je ressens en pensant à un nouveau projet. Oui, bon. Les remparts. Les procédures terminées, je suis autorisé à rentrer dans le village. On m'averti toutefois qu'un émissaire me sera envoyé pour me guider. Inutile de leur dire que je connais le village, ils ne veulent rien entendre. Le douanier est déjà reparti à son poste. La chaleur du désert est telle qu'ils en sont tous devenus froids ? Ou bien est-ce que le nouveau dirigeant leur a monté la tête à tous ? L'accueil pourrait être revu.

Sunagakure. Son architecture unique faite de pâtés de sables, ses chemins pavés, son soleil de plomb. Non, ce village ne m'a pas du tout manqué. Je regrette déjà de n'avoir prit un couvre-chef. Plus encore d'avoir vidé ma gourde pendant la traversée du désert. Je sue à grosses gouttes. Je m'impatiente. Il arrive quand l'émissaire ? J'en profite pour tirer mes bottes une à une et les vider de ces tonnes de sables qui les encombre. « C'est pour ça qu'on porte des sand.. » Silence ! Je déteste les sandales de ninja. C'est moche. Les orteils sont moches. Qui est l'infâme fétichiste qui a lancé la mode ? Encore les talons hauts, je comprends mais… les sandales. Eurk. Je renfile mes chausses. Toujours personne. L'attente me tue. Ils ont enterré le respect avec Gaara ? Oh quoi ? Trop tôt ? Tic toc, tic toc… les minutes l'horloge les croque… Et cela sera consigné dans mon rapport, j'en fais le serment.


HRP:
 
Revenir en haut Aller en bas
Genin de SunaGenin de Suna
Messages : 14
Ryos : 155
Date d'inscription : 01/11/2015

Feuille de personnage
Grade: 0
Expérience:
0/100  (0/100)
Sous-classe:
avatar
Koutetsu Aya
MessageSujet: Re: Visite de courtoisie   Ven 20 Nov - 13:58

C'était en théorie, la période la plus fraîche de l'année à Suna. Le minois pointé vers les cieux affichait une moue qui semblait douter de la véracité de cette affirmation, le regard était aveugle par l'astre solaire en pleine forme et la peau dévoilée un simple instant rougissait déjà. La capuche de la fille se fondait sur ses épaules qui n avait dès lors plus que sa tignasse en couvre chef et sa mémoire en guide, en effet un ballet de points colorés tiraillaient sa vue. Évidemment à être restée la bêtement le menton levé à attendre... Mais quoi au juste?

Un gars. Quelle ironie pour quelqu'un comme elle.  Oui enfin pas n importe lequel, hors du fait qu'il était celui qui en ce moment occupait toutes ses pensés -comprendre par là qu'elle travaillait aux misères qui s'en suivraient à son encontre en guise de représailles à sa perte de temps-, il était aussi et surtout le seul à pouvoir valider sa tâche d'aujourd'hui...qui consistait à ... L'assister et le "sagement " avait été souligner et entouré. Triste jour dans le calendrier de la kunoichi. Finalement prise par l'impatience et face à une occasion trop belle pour être ratée, la voilà qui faussait compagnie à ses collègues -tyranniques et intraitable selon elle- à peine leur dos tourné. A l'écart et sous la vigilance de plusieurs paires d yeux plus ou moins subtile, se tenait le "paquet" alias un rigolo de la feuille pour Aya. Elle n'avait pas l'âme diplomate, ni accueillante d'ailleurs. Aussi du haut des marches proches de là sans aucune retenue elle se retrouvait à le toiser de haut -en dépit de sa petite taille-, il s' écoulait un long moment de silence et son attention s'arrêtait aux pieds de l'homme un peu masochiste sûrement, avant de remonter sur sa fascié mis à mal par leur climat.

Tout d'abord, elle fit du bruit pour ensuite ouvrir une ombrelle humidifiée à placer au dessus de sa tête, à elle. S'en suivait quelques pas vers la cible avec un fascié aussi souriant qu'angélique d'apparence du moins, pour qu'avant qu'elle dise quoi que ce soit, ses lèvres s'écartaient pour abreuver son gosier d'eau à grande gorgée. Elle prenait même soin de retourner sa gourde pour vérifier qu'elle soit bien vidée. Une goutte tâchait le sol un court instant avant de disparaître, le moment qu'elle choisissait pour relever sa tête et lancer son regard de peste sur leur invité... En prenant soin d'enlever la dernière goutte qui perlait aux coins de son sourire.

Bienvenue sur les chemins ardents, quelle chance d'être si bien chaussé.
.


Une moquerie et elle faisait tourner l'objet qui lui offrait sa précieuse ombre.

Je ferais partie de vos guides pour votre court séjour parmi nous, mon nom est Aya du clan Koutetsu, c'est un de mes aînés qui vous prendra en charge... S'il est capable de trouver son chemin jusqu'à nous du moins.

Un haussement d'épaules, elle était au max de sa politesse qui plus est et non même pas elle ne posait de questions au sujet du konohajins, tout ce qui l'intéressait à son sujet lui avait été donné par la douane, à savoir : le laisser repartir entier ou en vie au mieux de préférence. C'était officiellement pour elle çette histoire une perte de temps ! Et Hei qui n'arrivait pas, inadmissible. Il fallait en revenir au plus important.

Vous partez quand ?

Spoiler:
 
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Chunin de SunaChunin de Suna
Messages : 16
Ryos : 140
Date d'inscription : 03/11/2015

Feuille de personnage
Grade: 2
Expérience:
0/100  (0/100)
Sous-classe:
avatar
Koutetsu Hei
MessageSujet: Re: Visite de courtoisie   Mar 24 Nov - 1:35

Tu es encore en retard ! ENCORE !

Hei leva un peu la main comme un élève qui hésite à répondre à une question difficile, puis la rabaissa. Il avait bien mérité le sermon. C’était la troisième fois ce mois-ci.

Mes excuses, Monsieur Kiyamoto ! Mon quart de patrouille a terminé plus tard que prévu, j’ai tout fait…-

Encore des excuses ! Quand je t’ai engagé, tu m’as assuré qu’être shinobi ne changerait rien à ta fiabilité !

Monsieur Kiyamoto !


Pas de Monsieur qui tienne ! T’es un drôle de mec, Hei, avec tes trucs de masque et tout. Et t’es doué en cuisine ! Et avec le shamisen, tu te débrouilles bien ! Mais t’es pas fiable, et je ne peux pas supporter ça. Pas la peine de revenir.

Il n’avait rien répondu. Révérence, puis il avait ramassé ses affaires et était parti. Déjà, les pensées se bousculaient dans sa tête à savoir comment il ferait pour arriver financièrement  ce mois-ci. Depuis qu’il était chunin, le clan lui demandait un loyer plus élevé, selon eux justifié par l’augmentation de salaire venant avec la promotion.  Une bagatelle, selon eux. Ils n’avaient pas torts, si ça avait la seule dépense d’Hei…

Son avant-midi désormais vacante, il se rapporta au bureau des missions, espérant trouver quelque chose à faire qui compenserait un peu. Finalement, il fut surpris d’apprendre qu’un avis de tâche l’attendait à son nom. Le papier à la main, il cachait mal son appréhension, du moins si on oubliait le masque. Sa première vraie mission ? Il se demanda où on l’enverrait ? Le pays du feu peut-être ? Ou encore les montagnes de Kumo ? Son désir de voyage allait enfin  être exaucé. De l’action, de l’intrigue et du danger !

Évidemment, il fut bien déçu. Un peu intrigué mais globalement déçu. On lui donna un autre parchemin avec les instructions venant tout droit du conseil supérieur de Suna. Du Kage, donc. Son premier contact avec le Kazekage n’était pas le plus stimulant. Malgré tout, le shinobi avait au moins de quoi s’occuper et d’engranger quelques heures de plus. Plus tard, il irait chercher un nouvel emploi. Quelque chose avec un horaire plus flexible si possible.

Le soleil était plutôt fort aujourd’hui, les gens cherchaient l’ombre et la trouvait parfois. Faire la visite guidée du village allait être toute une épreuve d’endurance, mais Hei était comme tout sunajin habitué au soleil… Sauf peut-être son visage, mais c’est une autre histoire. Le jeune homme ironisait parfois qu’il suffirait d’une perruque et il pourrait circuler dans la ville sans jamais être reconnu. Encore y avait-il quelqu’un qui en était peut-être capable…

Et la voilà justement, avec un homme qui doit être celui que Hei cherche. On l’avait averti que la fameuse cousine du clan serait de la partie, en « stage d’observation ». Quelle bonne blague. Aya aimait davantage toucher que regarder… Hum.

Pas tout de suite j’espère… Hyûga Myôju ?  Je suis Koutetsu Hei, chunin de Suna. On m’a demandé de vous escorter dans la ville et de vous faire visiter si c’est votre souhait.

Il lui serra la main et désigna la gamine à la peau pâle et rougie.

Voilà, Aya, ma cousine. Genin.

Rends-moi ma carte, garce ! Tu sais combien de problèmes j’ai eu avec ça !? Évidemment, il ne dit rien de tout cela. Au lieu de cela, il sortit le document diplomatique et l’ouvrit.

Bon, avant de commencer, je dois vous lire les conditions diplomatiques déclarées par le village de Suna envers votre visite. Voici les conditions monétaires et le dédommagement établi par le village.

Un accommodement de … hum… 0 ryos sera fourni pour votre hébergement.
Un accomodement de…[…] 0 ryos sera fourni pour les repas lors de votre visite.
Un budget de…!... 0 ryos sera prévu pour vos dépenses personnelles.
Total d’accomodement : …. 0 ryos.
Je… hum…


Surpris et quelque peu mal à l’aise, Hei arrêta de lire et fouilla frénétiquement des yeux le document à la recherche d’une colonne ne contenant pas de zéro. Peine perdue.

Aucune rencontre n’est prévue avec le Kazekage pendant votre visite. Aucune offre, promesse ou suggestion en ce sens n’est tolérée. Vous n’êtes pas obligé de dire quoique ce soit  à Suna, mais si vous le faîtes, vous devrez clairement comprendre que tout ce que vous direz pourra être retenu contre vous, et par proxy, le village de Konoha.

Silence de marbre. Hei était dépité par ses propres mots. Pourquoi ce genre de truc tombait sur lui ? Premier contact avec un village autre que Suna, et c’était ce genre de truc ?

Et hum… Enfin, si vous deviez tenter de fuir notre escorte, vous serez considéré comme un criminel et pourchassé tel quel, sans égard à votre statut diplomatique. Cette considération sera également appliquée si vous troublez la paix à Suna.

Voilà qui était bien joyeux. Hei se gratta la tête. Heureusement qu’on voyait pas sa tête.


Alors… Hum… Que voulez-vous faire en premier ? Visiter peut-être ? Ça coute rien, visiter !

Quel piège à nouveau ! Si le type s’en allait avec ces insultes, on le blâmerait.
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
InvitéInvité
MessageSujet: Re: Visite de courtoisie   Mar 24 Nov - 5:28














 
 ❝ Visite De Courtoisie



   
   
   

Waow. Vraiment ? C'est comme ça que Sunagakure accueille les diplomates étrangers aujourd'hui ? Sans un rond, sans aucune considération ? Le message est clair. Limpide. Diaphane. Cristallin. Les étrangers ne sont plus les bienvenus aujourd'hui. Pire que tout, on les reconduit doucement vers la sortie à peine entrés. Avec toute la courtoisie et l'élégance qui s'impose. ''Fais un pas de travers et t'iras croupir en cellule, ton village sera considéré comme un ennemi martial, tes parents seront vendus à un cirque, tes amis lobotomisés et ton chien dévoré dans un délicieux plat de nouilles au sable''. Waow. Triple waow. J'en reviens pas que Gaara-sama, l'un des meilleurs amis de grand-père, se soit fait évincé par cet intolérant tâcheron xénophobe. J'veux dire. Vraiment ? C'est abasourdissant. Ce n'est même pas le pire. Un homme de mon envergure est prit en charge par une gamine à peine sortie de l'académie et un chuunin derrière un masque. Et j'ai pour habitude de ne jamais faire confiance aux gens masqués. Sérieusement ? C'est toute l'importance que je représente pour l'autorité du Sable ? Des gamins ? Je suis sûr qu'ils se feraient planter une dague dans le foie par le premier clochard sorti d'un coupe-gorge. Je suis choqué. Estomaqué. Je manque de synonymes et de mots pour clairement identifier mon sentiment. Oh non ! Je sais. Ineffable. C'est le mot. Pour dire qu'il n'y a pas de mots. Qu'est ce qu'il se passe dans ce putain de village ? Ils ont du sable dans les neurones ? Qui c'est ce taré qui a prit le trône ? Je me rassure avec l'évident malaise du chuunin, le seul être courtois que j'ai pu rencontrer jusqu'ici malgré le contenu de son protocole diplomatique. Et tristement pour lui, je vais devoir abuser de sa gentillesse. Il s'agit d'une visite de courtoisie, mais aussi de repérage. Je ne suis pas venu faire de tourisme dans un village que j'ai déjà vu vingt fois en famille. Encore moins me faire babysitter par les enfants à garder. J'ai omis de parler de mes impressions sur la gamine parce que… Eh bien, maman m'a bien élevé. Elle disait que si je n'ai rien de gentil à dire à propos de quelqu'un, le mieux est de me taire. Non, en fait j'ai juste envie de lui mettre une fessée et de l'envoyer au coin d'un coup de paume. Ils sont cousins mais aussi différents que je le suis de mon frère. Elle sort clairement de l'académie, il est donc fort probable qu'elle ait été influencée par une propagande xénophobe, un tendre lavage de cerveau. La jeunesse sunajin. Effrayant.
Pas de fonds, pas de rencontre, et il est plus que probable qu'on crache dans chaque commande des services hôteliers que je passerai. Désolé, kids, mais je vais devoir vous vider les bourses. Sans mauvais jeu de mot.

«  Je ne suis pas ici pour le tourisme. Je connais ce village. Je suis venu plus d'une fois, voir un vieil ami de la famille. En tant qu'escorte, vous me suivrez. Et puisque je suis certain que vous voulez éviter l'incident diplomatique et entrer en conflit ouvert avec le village que je représente, vous protégerez ma vie. Même si votre protocole ne semble pas, de prime à bord, le vouloir. Aussi, j'ai grand soif, et vous allez me payer une bouteille d'eau minérale et deux canettes de boisson énergisantes. À vos frais si nécessaire. Vous me suivrez jusqu'à ma première destination, en faisant le détour vers le premier magasin d'alimentation générale que nous trouverons sur l'axe principal. »

Je m'impressionne. Malgré mon ressentiment, le manque évident de considération pour ma personne, je m'en sors plutôt bien. Avec de jolies phrases bien construites reflétant le haut niveau culturel… de ma personne. Mes pensées sont toujours plus chaotiques que mes paroles. J'ai toutefois quelques appréhensions. Ces gosses seraient-ils prêt à risquer une guerre pour radinerie ? Il est évident que cela ne constitue pas un casus belli, mais mieux vaut être prudent, non ? Je n'attends ni infirmation ni affirmation de leur part et bat déjà le pavé vers la grande avenue centrale. Ils se débrouilleront comme ils le pourront pour me procurer ce que j'ai demandé. Au delà de l'avenue, je prendrai la direction du cimetière. Je tiens à rendre hommage à Gaara-sama. Et s'il n'a pas de stèle ou tombe décente… les choses vont aller mal.



 


Revenir en haut Aller en bas
Genin de SunaGenin de Suna
Messages : 14
Ryos : 155
Date d'inscription : 01/11/2015

Feuille de personnage
Grade: 0
Expérience:
0/100  (0/100)
Sous-classe:
avatar
Koutetsu Aya
MessageSujet: Re: Visite de courtoisie   Mar 24 Nov - 23:02

Quel mal lui prenait alors pour ne pas rire de cette situation, on pouvait dire que le document administratif ici présent était le premier de sa vie à la ravir. Si seulement on avait aussi vu sur la tête d'Hei. Dommage.

Qui a dit qu'on était mandaté pour éviter un conflit. Suna aurait envoyé des diplomates pour ça. Des gens importants pour s'occuper de gens de leur rang, donc des pions pour jouer avec les pions, logique non.

Aya avait une façon bien à elle de partager ses pensées et en général, qu'elles soient appréciées ou non, ne changeait rien à l'affaire. L'ombrelle de la brune tournoyait en laissant autour les reflets de sa barre en fer, scintillante à la lumière si puissante. Celle là même qui dansait sur le masque de son cousin en un rythme tout aussi agité que sa créatrice.

Si ça se trouve, c'est même tout l'inverse qui intéresse...


Dit ni trop haut, ni trop bas, pour seulement ravir l'ouïe des deux hommes qui l'escorteraient elle au final, il n 'était pas encore venu le jour où la fille jouerait le rôle du canidé, du moins c'était ainsi qu'elle le voyait quand son accessoire de parement basculait brusquement vers l'avant. L'idée était pourtant d’assommer l'invité... Alors pourquoi l'outil restait-il figer à sa place ?.. Un regard surpris habitait la fille, tant qu'elle en oubliait presque son objectif, vous savez, celui qui était de déclencher un incident... ça ne durerait pas longtemps. Quand l'ombrelle tournoyait à nouveau à son grès et que la fille levait le nez, plus personne.

Ils le prennent comme ça, vraiment...

Son regard plissé montrait son mécontentement et sa moue attisait un sourire moqueur de la douane.

Arrête de rêvasser !

Lui grognait un garde passablement agacé par l'attitude du konohajins. Ils comptaient sur elle là ? Subitement, elle se rappelait que c'était tout de même Hei le chargé de mission, une vraie crème, il allait être difficile pour le diplomate étranger de faire pire que la famille Koutetsu avec lui... de faire pire qu'elle. Peut-être que là tout de suite elle regrettait de l'avoir si bien entraîner. En marmonnant donc et sous l'indication d'un garde -encore- , elle finissait par retrouver son cousin surtout, c'était sa cible principale, en même temps, l'autre avait des centaines d'yeux pour lui tout seul.


Tss, tu parles d'un gradé, même pas trois minutes qui passent et déjà tu ne fais rien respecter des lignes d'un document officiel ! Et puis t'as pas justifié ton retard !

Elle le poussait un peu.


Laisse faire la diva des fleurs, je vais prévenir la garde de son refus d'obtempérer et de sa décision de rejoindre des lieux non autorisés par nos soins, puis on irait siroter une boisson fraîche sous son nez en allant prendre de ses nouvelles au cachot.


Elle n'évoquait même pas le rapport salé. C'était après tout ce qu'on attendait d'eux, mais Hei ne semblait pas mis au parfum ou alors il refusait ? Qui sait, mais ce qui était sûr... Pas question qu'elle dépense un sou. Cela combien même qu'en tant que fille de la branche principale, ils étaient le cadet de ses soucis. Aya avait tout ce qu'elle voulait, sans effort. Une princesse mal habituée qui n'en avait pas grand chose à faire au final de ces histoires de politiques, une guerre, c'était un changement de régime plus rapide. Exactement ce que voulait le clan : la tête du Kazekage actuel, leurs fesses sur le trône. Tu parles d'un Senseï, il n'écoutait rien des réunions claniques ?!

Puis elle percutait... Hei n'y était pas invité. Pourquoi ? Voilà qui mettait fin à son agitation ou presque.


GAAAAAAAAA!!!!!.... !!!!


Beaucoup de décibels sortis d'une si petite bouche, elle voulait vendre leur invité, baratiner était une chose aisée pour elle, même si, elle savait pertinemment qu'elle n'en aurait pas besoin. Bien sûr, le facteur Hei. Elle l'avait négligé comme toujours... Et le son s'étouffait dans sa bouche contrariant ses plans et la fille.
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Chunin de SunaChunin de Suna
Messages : 16
Ryos : 140
Date d'inscription : 03/11/2015

Feuille de personnage
Grade: 2
Expérience:
0/100  (0/100)
Sous-classe:
avatar
Koutetsu Hei
MessageSujet: Re: Visite de courtoisie   Sam 28 Nov - 20:47

Tout le monde pouvait se rappeler son époque de Genin et plus spécifiquement, les missions lors de cette étape obligatoire pour tout shinobi. Surtout à quel point elles pouvaient parfois être ridicules, ou humiliantes. Laver des vieilles dames, chercher des chats dans un arbre, ce genre de chose. Mais ce n’était pas comparable avec celle-ci. C’était bien pire. Devant les demandes du visiteur, il ne put qu’offrir un sourire hésitant, hélas invisible de toute manière. Que faire ? Que faire ? Et Aya n’allait certainement pas offrir du support. Aussitôt était-il partie qu’elle faisait part de sa propre opinion tout en le poussant. Attend, le voilà avec sa liste d’épicerie maintenant ? Peut-être que Hei n’avait pas été clair sur le côté budget… Ou peut-être que l’autre s’en fichait. D’un côté, la gamine qui veut causer la guerre. De l’autre, le type qui veut abuser le fait de ne pas en vouloir. Quel bordel. Il réfléchit un instant en se frottant la tempe puis releva la tête et planta la main sur la bouche de l’adolescente, enfin, pratiquement DANS sa bouche tellement sa voix était portée à…porter, justement.

C’est nous les gardes, idiote. Tu as raison mais c’est une mission directe du Kazekage, réfléchis ! Si on se plante,  tu peux être certaine de rester genin jusqu’à la fin des temps.

Il serra les dents puis fouilla dans ses poches et en sortit quelques billets. C’était tout ce qui lui restait pour la journée. Manger était tellement superflu de nos jours, de toute façon.

Va lui chercher ce qu’il veut. Et…

Regard entendu.

Amuse-toi.


Il lui ébouriffa les cheveux avant de partir à la suite du type. Si elle n’avait pas compris, tant pis. Le gardien de la douane montra toute sa désapprobation à son passage et le Chunin aussi des épaules. C’était facile de le blâmer de tout, on le faisait tout le temps. Alors à force, il ne remarquait plus vraiment non plus.

Il ne fallut pas beaucoup de temps pour deviner la destination du diplomate. Le cimetière de Suna était un endroit sacré.  Puisque la végétation manquait, on compensait par les statues et les ornementations mettant en valeur le savoir-faire artisanal des Sunajins. À travers se mélangeait la modernité de la ville et l’archaïsme des stèles et des mausolées. La tombe de Gaara avait son propre coin du cimetière. Une statue encore inachevée  du précédent Kazekage ornait le tombeau modeste mais de belle facture. Un vieil homme hirsute s’activait sur le bloc de pierre difforme à coups de fuseau et de pic. Ses mains rabougries manœuvraient le roc comme s’il s’agissait d’argile. L’œuvre serait sans doute réaliste. Le nouveau Kazekage n’avait rien fourni pour la sépulture de Gaara, mais la population avait été généreuse avec celui qui les avait  un jour sauvés et ouvert au monde. Cette époque était terminée. D’une certaine façon, le nouveau Kazekage n’aurait pas eu avantage à cracher sur la mise en terre de Gaara. Cette tombe rappelait à tous la force du nouveau meneur, et du destin de ceux  qui voudraient trop partager. Hei trouvait encore difficile de réaliser que Gaara du Sable avait vraiment pu être vaincu. Il incarnait la puissance  du désert à l’état pur. Mais au final, les faits avaient devancé la légende. Il rejoignit le Hyuga en prenant garde de garder une distance respectueuse.

Comme beaucoup, je n’ai connu l’ancien Kazekage que de vue. Mais il incarnait l’espoir, la force et l’amitié. Étiez-vous amis ?

Aya se présenta mais Hei garda un doigt sur les lèvres de la femme pour lui indiquer de ce taire malgré avis contraire.

Le nouveau Kazekage incarne d’autres valeurs, il faudra du temps pour les comprendre et entrevoir, comme autrefois, lorsque Gaara était considéré comme un démon par ses pairs. Aya vous a apporté ce que vous avez demandé.

Regard vers l’intéressée.

Pourquoi ne pas visiter l’Oasis ensuite ? Une merveille technologique qui vient d’être inaugurée. Je doute donc que vous l’ayez déjà vue.

Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
InvitéInvité
MessageSujet: Re: Visite de courtoisie   Dim 29 Nov - 0:03














 
 ❝ Visite de courtoisie


Comme il est merveilleux d'observer le monde. Être témoin de différences fondamentales dans le comportement de ses semblables. Tant de choses nous rendent différents. Génétique, environnement socio-culturel, politique, économie, chimie, interactions sociales, psychologie… Tant et tant de facteurs nous influencent. Alors, je suis toujours fasciné de voir des êtres humains qui partagent certaines caractéristiques communes être si différents. S'il est certain que je ne suis pas toujours d'accord avec mes cousins du clan Hyûga ou même avec mon frère, il y a toujours eu une sorte de respect mutuel en dépit de tous nos différents. De l'amour dans certains cas. Je ne peux que m'étonner de voir deux personnes d'un même clan se chamailler aussi éloquemment. Je ne peux que m'extasier de les voir si peu semblables malgré un nombre incalculable de gènes et de facteurs communs. Le plus petit changement engendre le plus grand bouleversement dans l'ordre chaotique du monde. Et je me perds en élucubrations insipides et inintelligibles. Revenons à nos moutons.

Une gamine. Une insupportable gamine. Aya se montre autoritaire, cinglante et diablement… Merde, c'est quoi le mot déjà ? Voilà ma première impression : elle pense avoir la moindre emprise sur ce qui l'entoure. La diva des fleurs comme elle s'autoproclame. Parce que je défie sa minable autorité, elle pense pouvoir me jeter en prison et ne pas être éclaboussée. Elle m'a menacé, je ne rêve pas. Elle pense vraiment qu'elle est en position de force ? Pauvre chose… Je ne refuse pas d'obtempérer. Il n'y a pas de lieux non autorisés par « leurs » soins dans la déclaration protocolaire de son supérieur militaire et accessoirement cousin. Seulement une rencontre impossible avec l'autorité militaire suprême : le Kazekage. Il a toutefois été clairement établi que je dois faire attention à mes paroles. Dommage, j'aurai aimé remettre cette gamine à sa place, lui coller une sévère trempe et… Bref.

Hei en revanche semble beaucoup plus raisonnable. Alors qu'elle s'apprête à faire une connerie cent fois plus grosse qu'elle, il la retient et lui murmure des instructions très claires à l'oreille. Il s'est montré courtois et même désemparé devant les mesures diplomatiques prises à mon égard, et sans doute celle à l'égard de tous les dignitaires étrangers. Il s'est également montré assez sage pour éloigner cette sombre petite peste pendant quelques instants. Assez pour que je profite d'une traversée paisible du village.

Malheureusement sous d'innombrables regards hostiles. Chaque passant et badaud, chaque commerçant et restaurateur m'a dévisage. Certains avec plus d'insistance que d'autres. L'ambiance est froide dans cet immense désert cuisant. Que s'est-il passé pour que tout le monde voit l'étranger comme une menace ? Un envahisseur ? Un monstre ? Comment la situation a-t-elle pu se désagréger aussi vite depuis le décès de Sabaku no Gaara ? Incompréhensible. J'espère obtenir quelques réponses avant de rentrer à la Feuille.






La tombe de Gaara. Elle est encore à l'ouvrage sous les coups de burin experts d'un vieil artisan. Il s'éloigne lorsqu'il constate que c'est cette tombé précise qui m'intéresse. J'imagine qu'il est assez mal vu de rester près d'un homme de Konoha, plus encore si celui-ci se recueille auprès de la dernière demeure du Godaime Kazekage. Je me tiens devant le tombeau, j'affiche un sourire que l'on pourrait qualifier de nostalgique. Je me souviens de Gaara. Pas seulement comme d'un puissant shinobi, pas seulement comme un enfant hôte comme grand-père, mais comme d'un ami de la famille. L'un des meilleurs amis du vieillard. Celui avec qui il a partagé tant de souffrances mais tant de joies également. Celle d'avoir obtenu la paix mondiale notamment. Gaara était un homme incroyablement sage. Une phrase qu'il m'a dite un jour m'a marqué à vie, une sentence que je n'oublierai jamais : « La sagesse s'acquiert dans la douleur. Qui connaît les ténèbres apprécie d'autant plus la lumière. » J'espère lire ces mots comme épitaphe sur cette tombe un jour, car ils le caractérisaient si bien. Je repense à ses rares visites à Konoha, aux rares fois où je pu l'entendre rire. Oui, j'ai eu cet incroyable privilège au cours de ma vie. Naruto jii-chan était sans doute le seul capable d'un tel exploit. Ou le bonheur qui irradiait de sa famille. Ma famille.

« Oui, j'ai personnellement connu Gaara, réponds-je sobrement à l'individu masqué. J'entends sa cousine arriver tandis qu'il continue de parler. Il justifie les actes de son nouveau dirigeant. Il ose le comparer à Gaara, son passé sombre et trouble. Gaara n'a jamais dirigé de cette odieuse manière. De nouvelles valeurs… Lesquelles ? La peur de l'autre ? L'hostilité ? L'isolement ? Heureusement qu'il me facilite la tâche. En amenant le sujet, il m'ouvre la voie à mes interrogations, même s'il y coupe court en me signifiant qu'Aya la peste m'a apporté mes boissons. Je me dois de demeurer courtois. Je me retourne doucement et prends les trois rafraîchissements en remerciant la fille avec humilité. J'ouvre la bouteille d'eau et déverse un trait sur la tombe de Gaara en guise d'offrande. Je partage ce précieux liquide avec lui en profitant d'une gorgée salvatrice. Hei me propose d'aller observer une innovation technologique sans pareille. Bien sûr que je suis curieux. Mon cœur se déchire de devoir choisir entre mes devoirs et ma curiosité scientifique. Seraient-ils plus informés que je ne l'imaginais sur mon compte ? Peut-être. Si nous n'avons aucun renseignement concret sur le nouveau régime en place au Sable, ils sont forts d'informations inchangées sur Konoha. Cette simple pensée me rend méfiant un court instant. Je tiens les deux canettes de boisson énergisante fraîches dans ma main, toujours dos à eux. Secouer la canette vivement durant tout le trajet aurait été une excellente farce sans conséquences. Je range les canettes dans les poches de mon manteau en aramides à longues basques et continue de boire l'eau plate. Ma soif étanchée, je me retourne vers les cousins Koutetsu.

« Oui, j'accepte avec plaisir de voir votre Oasis si vous me permettez de choisir la destination d'après. Je vous suis. »



 




Revenir en haut Aller en bas
Genin de SunaGenin de Suna
Messages : 14
Ryos : 155
Date d'inscription : 01/11/2015

Feuille de personnage
Grade: 0
Expérience:
0/100  (0/100)
Sous-classe:
avatar
Koutetsu Aya
MessageSujet: Re: Visite de courtoisie   Lun 30 Nov - 20:07

Difficile de savoir ce qui lui avait le plus fermé son clapet, la main qui oppressait sa bouche ou la soudaine autorité du considéré victime de son clan... N'empêche qu'elle s'était mise en veille en lançant un regard perplexe à son cousin. Allez chercher les caprices de la Diva des fleurs - c'était le Konohajins la diva xD- comme elle l'avait surnommé ou bien, n'en faire qu'à sa tête ! Mais Hei savait faire preuve d'arguments : Genin à vie, sous son autorité à lui. La fille soufflait et pestait aussi sans mot, mais ça ne changeait rien au fait que le brun avait raison en un sens, si elle se ratait, bien que d'ordinaire elle n'en avait pas grand chose à faire; supporter tout ce cirque jusque là serait réduit à néant. Alors elle capturait les billets entres ses doigts, constatant alors la faible épaisseur, sa moue pour le donateur était équivoque ! Elle oubliait souvent, ou en fait plutôt ne le soupçonnait juste pas, par manque d'intérêt, mais son cousin n'avait pas sa vie de princesse, ni une main à tendre pour obtenir tout ce qu'il désirait. Il n'était pourtant dans certains cas, pas moins bien lotit qu'elle. Au moins, il avait appris. Mais la pensée n’effleurait pas la fille qui l'observait s'éloigner en lui lançant le regard le plus noir de l'ensemble des shinobis présents.

Aya ! N'écoute pas cet abrutit !

Lui lançait le douanier farouche, un peu trop d'ailleurs, mademoiselle n'aimait pas les ordres, encore moins venant de gueux, comme lui là le poteau des portes. Son tour à elle de lui hausser les épaules en les passant, même si c'était plus cher à l'extérieur, c'était là qu'elle ferait ses achats. Elle était tout bonnement détestable... Ou même pire. Son regard se plissait en son sourire montait il ne lui fallait pas longtemps pour voir au loin l'épicerie, elle écoutait son cousin en se faisant plaisir, s'offrant ainsi un breloque, de pacotille certes, mais une qui la ravissait sur la poignée de son Kunai. La brune ricanait gaiement oubliant presque le pourquoi elle s'était rendue ici, mais la chaleur qui attisait sa soif lui rappelait rapidement. Elle avait gaspillé l'argent en se faisant plaisir, elle refusait d'user du sien, mais elle devait rapporter les boissons non ? Ordre de Hei, son supérieur, alors, elle le ferait. C'était une magnifique excuse toute trouvée pour se justifier, si besoin était... Elle avait raconté ses malheurs au commerçant

J'ai l'air d'une coursière franchement ?
No...noon... Hei exagère Aya-chan !

Répondait le marchand qui connaissait son spécimen en hochant la tête d'un air gêné... Il plaignait le pauvre cousin, combien même la cousine lui rapportait son gagne pain souvent...

Exact. Il lui faudrait quelqu'un avec un apparat plus approprié n'est-ce pas !

L'homme hochait la tête encore t la silhouette de la fille s’effaçait dans la ruelle étroite sous son détour vers la gauche. Le vendeur ne cherchait pas à comprendre, personne ne cherchait avec elle, c'était préférable. Aussi il ne soupçonnait pas que c'était elle à nouveau qui le gratifiait d'un sourire en passant devant, lui qui était si mielleux avec sa si bonne cliente lui lançait alors un regard farouche, normal, elle était un homme étranger de Konoha visiblement. Sous les traits du visiteur dans ce quartier paisible, elle se servait ce qu'on lui avait demandé, puis se contentait de passer les portes de sortie sans payé. Le marchand l’interpellait poliment, mais l'usurpatrice se contentait d'haussait des épaules avant de bondir pour rejoindre le toit et disparaître, à peine le temps d'escalader le bâtiment et le redescendre, que la fille était d'apparence, redevenue elle même. Son forfait camouflé sous le manteau, elle saluait le commerçant sidéré qui fixé toujours la hauteur aveuglante, puis elle continuait son chemin ou plutôt retournait sur ses pas...

Le douanier lui indiquait la route et même pas elle dissimulait son sourire typique, celui qui disait à quel point elle était une saloperie parfois. Les gardes se lançaient des regards interrogateurs entres eux tandis que la kunoichi rejoignait le duo qui papotait. Elle s’exécutait encore devant Hei en le fixant d'un sourire en coin, puis encore docile quand il annonçait la suite, c'était louche très louche, plus encore quand elle se ravissait de reconnaître la route. C'était prévisible que Hei choisisse les rues externes, plus tranquilles, à l'arrière traînant les pas comme boudeuse, ça aurait été justifié après tout, mais très vite, l'animation venait.  


Lui là ! LUI ! AU VOLEUR !! C'est lui, je le reconnais ! AU VOLEUR !

Il pointait dans la direction des deux hommes, Hei ou la Diva. Aya avait tout le mal du monde à ne pas rire, ceci dit, il fallait bien, elle rajoutait...

Quoi Hei, tu voles maintenant ?!

Lui non, pas qu'elle sache, en tout cas, pas après lui qu'en aurait le marchand furieux qui s'avançait avec bâton à la main et son molosse de service. La brune réajustait sa breloque, ça lui allait bien. A chacun ses priorités.
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Chunin de SunaChunin de Suna
Messages : 16
Ryos : 140
Date d'inscription : 03/11/2015

Feuille de personnage
Grade: 2
Expérience:
0/100  (0/100)
Sous-classe:
avatar
Koutetsu Hei
MessageSujet: Re: Visite de courtoisie   Mer 6 Jan - 17:37

Ravi de faire des progrès avec le diplomate, Hei s'autorisa un mince filet d'espoir. Avec un peu de chance, cette visite se passerait sans incident. Peut-être même finir un peu plus tôt que prévu. Le chuunin fauché comptait bien se trouver un autre emploi et rapidement. Sa paie de shinobi arrivait dans quelques jours, c'était faisable... Non ?

Évidemment le destin est une balance qui penche facilement d'un côté de l'autre, et un simple regard à la genin qui venait de les rejoindre l'avertit que quelque chose allait mal tourner, et bien sûr, ce fut le cas. Des doigts s'agitaient vers l'étranger, appelant au vol. Vol ? Voler quoi ? La sueur perlait sous son masque, et la Kunoichi en rajoutait davantage comme seule elle sait le faire. Cette mission allait le tuer sans même dégainer un seul kunai. Incroyable. Le grand sourire de la garce disait tout.

Ça ne réglait rien, Hei n'avait pas d'argent pour rembourser les achats deux fois. Aya avait peut-être encore l'argent mais... Le soleil brillait sur une breloque qu'il n'avait jamais vue sur elle auparavant. Ça faisait un joli effet mais ce n'était pas la question. L'intrigue se dépliait dans son crâne sans pourtant s’alléger. Que faire maintenant ? Pendant ce temps le commerçant lançait des insultes et, reconnaissant les habits d’Hei, le commandait d’arrêter ce « dangereux criminel » immédiatement. Hei soupira.

Je suis désolé Monsieur, mais cet individu est un diplomate, il a l’immunité diplomatique. Même si je souhaitais l’arrêter, je n’ai pas l’autorité nécessaire. Présentez-vous au palais et faites une réclamation, vous serez remboursé.

De cela il n’était pas du tout certain. Et l’histoire d’autorité était des conneries aussi, il y a pas 5 minutes, il avait affirmé le contraire. Mais… Le commerçant, visiblement frustré, jura dans sa barbe puis se détourna et quitta les lieux. Hei soupira et jeta un regard assassin à Aya. Elle allait le payer cher plus tard…

Mes excuses, on a dû vous confondre pour quelqu’un d’autre. Il subsiste encore du crime dans le quartier commercial, même si les lois sont beaucoup plus sévères depuis que le nouveau Kage est en poste… Nous disions donc l’Oasis. Excellent choix.

Une quinzaine de minutes de marche plus tard, le paysage avait radicalement changé. Un lac artificiel bordait des jardins luxuriants, du moins pour un désert. Un ensemble de tuyaux et de machines mystérieuses alimentaient habilement les plantes et la faune. On pouvait même apercevoir des Kois rouges dans l’eau, nageant paresseusement sous le soleil de plomb. L’eau était brûlante au toucher, quelques filets de vapeur ici et là rappelait que ce lac était un miracle de l’homme et non né de la nature.

En apparence, Gaara avait fait construire cet endroit pour commémorer la capacité des sunajins à faire ce qui semble impossible, à exceller dans des conditions hostiles. Les travaux ont permis de créer beaucoup d’emploi même temporairement, ce qui a aidé beaucoup la population alors que nous nous relevions de la guerre.

Les choses avaient bien changé depuis.

Le nouveau Kazekage a énoncé il y a quelques semaines son intention de vendre cet endroit à des particuliers. Il considère que les dépenses sont trop élevées  pour l’entretien. Dans six mois, il y aura probablement des auberges et des résidences de luxe autour du lac.

Ainsi va le monde.

Alors, où souhaitiez-vous aller ?


[OMG me revoilà T__T]
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Contenu sponsorisé
MessageSujet: Re: Visite de courtoisie   

Revenir en haut Aller en bas
 

Visite de courtoisie

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Revenir en haut 
Page 1 sur 1

 Sujets similaires

-
» Une simple visite de courtoisie ? [Jia Li]
» WAB: visite de courtoisie chez nos voisins strasbourgeois en août
» Visite de courtoisie ? ♦ PV Silyë Lorendil
» Une Visite de Courtoisie
» Une visite de courtoisie, dîtes-vous ? [PV Enetari] TERMINE

Permission de ce forum:Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum
Hunter no Kitai :: Zone HRP :: Partenariat :: Sunagakure no sato-