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 Alone in the dark

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Jônin de KumoJônin de Kumo
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Sakuretsu Murasaki
MessageSujet: Alone in the dark   Jeu 4 Fév - 22:34



Alone in the dark
feat. Shin


         Murasaki accoudée au balcon de sa chambre hôtel soupira en repensant aux circonstances qui l’avaient conduite à Kusa No Kuni. D’après les espions du Raikage quelques brigands avaient été repérés et semblaient y faire de nombreuses allées et venues entre Kumo et Kusa. Cela avait paru suspect au chef du pays de la foudre qui soupçonnait les prémices de la création d’un gang. Il avait donc ordonnée à une équipe de ninja d’aller enquêter et s’ils jugeaient la menace réelle, d’éliminer les renégats en questions. La blonde n’étant toujours pas rentrée de sa mission précédente le Raikage avait fait appel à trois membres du clan Sakuretsu sans pouvoir la consulter au préalable. Que ce soit par malchance ou un signe du destin, Darui intégra dans l’équipe deux membres de la faction vengeresse, dont un radicalisé plus que de raison et un membre de la faction pacifiste. Evidemment la mission mal tourné. Akiro avait laissé sa soif de vengeance le guider et n’avait aucunement eu l’intention d’investiguer mais plutôt de rejoindre la frontière de Yuki No Kuni. Effectivement les missions à l’encontre des nordistes se faisaient plutôt rare ce qui rendait instable les membres les plus virulents de la faction vengeresse. Akiro en avait eu assez d’attendre et au lieu de rester concentré sur sa mission il avait voulu réaliser un raid sur Yuki. Une dispute avait éclaté au sein de l’unité et ces derniers s’étaient fait repérer. Ou plutôt fait avoir comme des bleus.

         Murasaki était rentrée une demi-journée après que les Sakuretsu soient partis en mission. Ayant eu vent de l’affaire et sachant pertinemment ce qui se passait dans la tête d’Akiro, raison pour laquelle elle ne le recommandait jamais dans des raids contre les Yukijins ou vers la frontières, la kunoichi était partie en catastrophe pour les rattraper. Quand elle arriva sur place la situation était clairement en défaveur du clan Sakuretsu. Akiro était en train de se battre contre deux assaillants alors que Tenzen se vidait lentement de son sang contre un arbre pendant que Junro tentait de le stabiliser. Murasaki pesta. Elle devait rapidement finir le combat pour pouvoir secourir Tenzen et partir avant que des renforts n’arrivent. La kunoichi utilisa le Dochuu no Eigyo (Assimilation du sol)  pour se faufiler jusqu’à ses ennemis sans se faire repérer. Une fois dessous elle exécuta quelques mudras avant de sortir une de ses mains du sol pour attraper l’une des chevilles d’un des opposants pour lui balancer des impulsions électriques (Shoutotsu shinteki (Collision Mentale Chaotique)  ). Ce dernier, ne contrôlant plus ses membres, s’effondra lamentablement sur le sol alors que Murasaki en sortait pour aller aider Akiro avec le second ninja. Le combat fut bref et les ennemis achevés rapidement. La blonde ordonna sèchement à son homologue d’aller cacher les corps et alla directement aider Junro avec les soins. Cela leur prit une bonne quinzaine de minute pour stabiliser Tenzen et rendre possible son déplacement. Entre temps Akiro était revenu et semblait plutôt nerveux :


« Murasaki-sam… Le craquement de sa mâchoire suite à sa rencontre avec le poing de la kunoichi l’interrompit. La blonde le toisa froidement.

- Ne t’avais-je pas expressément dit de ne pas agir de manière inconsidérée ? Déclara Murasaki sur un ton polaire.

- Je.. voulut ajouter le shinobi mais la kunoichi leva la main pour le faire taire.

- On en reparlera à mon retour. Vous allez rentrer au village, sans faire de détour ou quelque chose d’encore plus stupide que ce que tu viens de faire ! Junro, veille à ce que Akiro soit assigné à résidence jusqu’à mon retour. Je ne veux plus le voir en mission. ROMPEZ !

»



         Junro lui avait déjà fait un rapport de la situation. Les brigands étaient en train de construire une cache d’arme non loin d’ici. Il y avait quelques grottes dans les environs et ils avaient décidé d’en renforcer une pour y stocker ce dont ils avaient besoin. Apparemment il n’y avait pas encore grand-chose dedans vu qu’elle était en travaux mais d’ici quelques mois, il aurait été intéressant de récupérer ce que la cache contenait. La kunoichi maudit intérieurement Akiro encore une fois avant de se diriger vers la grotte. La blonde avait décidé de la faire exploser pour faire croire à un éboulement. C’était une solution simple et efficace. Elle ne pouvait se permettre de laisser l’endroit en l’état et ne pouvait pas non plus le faire surveiller vu que l’autre idiot avait lancé l’assaut. Cela lui prit deux jours. Le temps de faire du repérage, installer ses pièges et préparer la destruction du lieu. Murasaki n’eut pas trop de mal à s’acquitter de cette tâche grâce à son Bakuton. Cela lui permis d’enterrer tous ce qui demeurait encore à l’intérieur du souterrain, qu’il fut vivant ou non.

         La blonde s’était ensuite dirigée vers Kusa, ville qui n’était ni trop proche, ni trop éloignée du site. Cela lui permettait de pouvoir se reposer de ses deux missions successives sans pour autant avoir à se soucier d’éventuels poursuivants. Une fois arrivée à destination elle prit une chambre dans le premier hôtel pas trop miteux qu’elle aperçut pour finalement s’écrouler de fatigue dans son lit. Elle ne reprit connaissance que dans la soirée. Etant arrivée en fin de matinée, cela lui permit de récupérer correctement de ses dernières escapades. La kunoichi pensa, l’espace d’un instant, rentrer immédiatement à Kumogakure faire son rapport au Raikage et faire une mise au point avec Akiro. Mais la nuit était déjà tombée sur la ville et l’idée de retourner faire de la paperasse ne la motivait guère. Murasaki décida donc de profiter d’une soirée de détente amplement méritée. La blonde partit donc se doucher avant de se retrouver à son balcon pour fumer son cigare.

         Habillée de son éternel costard rouge, ses bas noirs et ses talons Sakuretsu soufflait quelques volutes de fumées tout en observant l’agitation qu’il y avait en contre-bas. La soirée venait de débuter, les gens entraient dans les restaurants, allaient de bars en bars et de lieux fréquentables à d’autres beaucoup moins. En général c’est vers ces lieux là que Murasaki se tournait. Elle entendait moins de murmures sur son passage de cette manière et les gens ne la fixaient pas trop :

«Yare yare Mura-chan… Juste un coup de poing pour ce cher Akiro? Tu perds la main parce que tu te fais vieille ? Demanda Kaoru.

-Urusai… fit la shinobi d’un ton las.

-Aaah Mura-chan tu pourrais être plus gentille avec moiiii. Geignit le brun. Sakuretsu resta stoïque. Le double soupira. Aaaah je m’ennuis ! Si t’es pas décidée à parler on pourrait au moins aller squatter un bar, faire quelques paris, rencontrer des filles !!! Râla Kaoru. Murasaki pouffa.

-Comme si tu pouvais leurs parler, déclara la shinobi avec un petit sourire en coin.
»


         La blonde écrasa le reste de son cigare avant de se rendre dans les rues de Kusa, laissant derrière elle son attirail ninja et son manteau symbolisant son appartenance au clan Sakuretsu. La kunoichi déambula dans les rues pendant quelques minutes en cherchant un bar où il était possible de jouer. C’est derniers n’étaient pas franchement légaux donc on en croisait pas à tous les coins de rues. Mais vu la qualité de la fréquentation de cette rue, Murasaki ne doutait pas une seule seconde qu’il devait y en avoir un certain nombre. Sakuretsu allait se diriger vers un bar quand elle se fit soudainement aborder de la plus belle des manières :

«‘’Oï la blonde en rouge ! Ca te dirait de t’amuser avec nous?! ‘’

Les gestes que fit l’homme en parlant furent encore plus explicites que cette magnifique phrase d’introduction. L’espace d’une seconde elle eut un peu pitié pour ces types. Normalement elle se serait déjà occupée de leur cas mais elle avait envie de passer une bonne soirée. Alors au grand étonnement de ces messieurs ‘la blonde’ s’approcha d’eux.

- Peut-être, dit-elle avec un sourire mauvais. Les types eurent l’air un peu surpris.

-Ok. Combien ? demanda l’un d’entre eux.

-Ahah. Pas b’soin de ton fric. Faisons simplement quelques parties de poker. Tant que je gagne vous payez mes consos. Expliqua platement la Shinobi.

-Et si tu perds ? Agra l’homme tout de suite plus intéressé.

-Et bien je suppose qu’on ‘s’amusera’ un peu’’ conclu la kunoichi avec un sourire en coin. Elle ne précisa pas sa définition de ‘s’amuser’.
»

         Le petit groupe nouvellement formé se dirigea dans un bar un peu plus loin dans la ruelle. Ils y entrèrent pour s’assoir à une table de poker. Le bar n’était moyennement rempli. Une trentaine de personnes tout au plus en comptant les nouveaux venus, serveuse, types louches et demoiselles plus ou moins habillées présentes dans la pièce. Le groupe commanda quelques bouteilles avant de commencer la partie. Au début la fierté des mâles en face d’elle dû beaucoup jouer sur le fait qu’ils n’aient pas triché. Mais plus la soirée avançait plus ces derniers se montraient impatients et commencèrent à faire des coups foireux. Murasaki les repéras facilement et soupira en s’allumant une cigarette quand un autre homme vint les interrompre :

«Les gars vous êtes tombé bien bas si vous devez tricher pour pigeonner une nénette. Aller dégagez ! Les types se levèrent en pestant mais ne discutèrent pas les ordres de ce que Sakuretsu supposa être leur supérieur. L’homme, assez grand, brun, lui rappelait quelque chose mais elle ne se souvenait pas du contexte. Il vint s’assoir en face de la blonde et lui resservit un verre. Hum, t’arrives pas à me remettre hein ?

-Pas franchement non, déclara Murasaki en buvant son saké. Elle jeta un rapide coup d’œil à Kaoru qui semblait rire sous cape. Le type continua.

-Ahah. Pas étonnant, j’étais pas le seul que tu formais… continua l’inconnu qui finalement ne l’était pas temps. La kunoichi le remettait. Elle l’avait entrainé plusieurs fois du temps de Iwagakure mais de là à se souvenir de son nom… Kagami Atame. Ca faisait longtemps… Je t’avais presque pas reconnu à cause des…. Enfin bref… Qu’est-ce qui t’amène dans le coin ? T’es plus avec les Sakuretsu ?’’
»

La shinobi soupira, il ne manquait vraiment plus que ça. Un ancien collègue d’Iwagakure qui apparemment avait raté sa reconversion. Et le pire c’était qu’il n’arrêtait pas de répéter son nom. Elle qui voulait la jouer profil bas, c’était raté. En plus ce type allait lui faire un interrogatoire en bonne et due forme et s’il n’était pas satisfait elle risquait de s’attirer les foudres de tous les types du bar. Et comme elle tenait à sa soirée pénard Murasaki consentit à lui répondre. Mais elle préféra d’abord prendre un autre cigare pour se calmer. Et dû s’y reprendre à quatre fois pour l’allumer ce qui eut pour effet de l’agacer encore plus :

«Disons que la guerre nous a tous… marqué… souffla la shinobi.

-Je vois ça. Bonjour la subtilité pensa la kunoichi en prenant une grand bouffée de fumée. Puis elle continua.

-Après ça j’avais plus franchement la tête à servir qui que ce soit à part ma pomme. Dit-elle froidement. Satisfait ? Ajouta-t-elle quelques secondes après.

-Pour le moment ? Ouais. Franchement ne pas choisir de villages était la meilleure décision.
La mâchoire de Murasaki se crispa d’anticipation. Elle savait qu’elle n’allait pas aimer la suite. Kagami semblait être un abruti de première doublé d’un gros bavard qui n’était pas prêt de lui lâcher la grappe. La shinobi finit son verre d’un trait. Ça paye vachement mieux ce genre de boulot et le patron est beaucoup moins chiant ! D’ailleurs ça te dirait de nous rejoindre ? La plupart de ces types sont des petites frappes mais avec nous deux en plus ça serait royal ! La kunoichi repris un verre qu’elle vida assez rapidement priant pour que cela la rende sourde. Le brun continua sa tirade. Intimidation, quelques braquages, vols un peu de bastons mais les types en face font jamais le poids. Un boulot facile quoi…  c’est pas là qu’on nous enverra au casse-pipe! Murasaki se resservit encore du saké qu’elle sirota plus lentement vu qu’apparemment cela ne rendait pas sourd. Ça devait d’ailleurs être trop chiant pour vous! Toujours sur les missions à risques ou suicide ! Ah ! C’est pas une vie ça ! Franchement quels abrutis iraient se faire exploser pour ces trou du….
»


          Le verre que la blonde tenait dans la main se brisa net. Ca y est. Sakuretsu venait d’atteindre la limite des conneries qu’elle pouvait entendre. Elle leva les yeux vers Kagami pour le toiser froidement. Ce dernier ne semblait pas avoir saisi le problème. Murasaki lui fit un sourire vraiment mauvais avant de lui attraper la tête pour la fracasser sur la table. Un long silence suivit son action.


«Bordel c’que ça fait du bien. Commenta la kunoichi.
»



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Jônin de KonohaJônin de Konoha
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Uchiha K. Shin
MessageSujet: Re: Alone in the dark   Dim 7 Fév - 23:13



♦ Murasaki x Shin

    ♦ Alone in the dark

Depuis quelques semaines maintenant, la conversation avec Kishi résonnait dans ma tête lorsque je ne pensais à rien. La brûlure au niveau de mon bras gauche tendait à me rappeler notre affrontement, ce match nul que je qualifiais comme une défaite. Les ninjas médecins de Konoha appliquèrent un bandage aux vertus régénératrices dessus, ce qui me permit de me sentir un petit peu mieux. Mais le fait est que, psychologiquement, je restais troublé. Je n'en montrai rien lorsque j'étais aux entraînements avec la team Kurama ou lorsque Tetsuya me convoquait, pour un quelconque motif que ce soit. Cependant, lorsque je me retrouvais isolé, seul, je me refaisais le dialogue en tête. C'était assez bizarre, c'était comme si pour la première fois de ma vie, je trouvais quelqu'un qui me comprenait, qui partageait mes idées.

Il fallait que je trouve une occupation pour me détourner de ce brouhaha idéologique qui commençait à avoir raison de ma patience. Une douche par exemple, c'était un bon plan. Je pense qu'une petite soirée accompagnée par la suite ne serait pas de refus.

Le jet d'eau chaude était puissant, et coulait fluidement sur mon corps nu. Je me ressassais tous les objectifs que je m'étais asséné, et je trouvais que ma vie manquait cruellement de piquant. Certes, j'aimais beaucoup la routine que je m'étais instauré cependant je me questionnais sur mon réel but sur cette Terre : Pourquoi suis-je venu au monde? Ce n'est sûrement pas pour écrire des livres érotiques à longueur de journées. Mon émancipation du clan était chose faite, bien que je ne puisse jamais me dissocier du légendaire nom des Uchiha, je parvins tout de même à prendre mes distances avec leur politique que je désapprouvais totalement. J'avais une certaine vision des choses, et j'aimerais la partager et l'étendre à plus de monde sans l'imposer. Je voulais vraiment donner un nouveau souffle à mon existence, remettre ma vie sur de nouveaux rails. Et pour cela, il fallait être plus culotté, plus couillu diront certains. Oser davantage, oui. Et si c'était la clé, finalement?

Sortant lentement de la salle de bain, je vis qu'une enveloppe frappée du sceau de Konoha, que je ramassai prestement. Il s'agissait d'une lettre signée par le Hokage en personne, qui me demandait une mission officieuse, spéciale, secrète. En effet, je devais - selon l'ordre donné - me rendre à Kusa afin de mener une petite enquête concernant un trafic de parchemins de Ninjutsu volés, et essayer dans la mesure du possible de stopper cela. "Dans la mesure du possible", tsk. Le Hokage se montrait toujours trop inquiet concernant l'état de santé de ses ninjas, comme si je n'étais pas capable de me débrouiller avec deux jambes et un bras en parfait état. Ainsi donc, j'avais du travail et cela me plaisait. Le temps de la mission (qui devrait fort probablement durer des jours), j'aurais la tête prise par un sujet autrement plus important que de futiles questions sur le Soi.

Je m'habillai tel un civil. C'était une mission d'investigation, et par ce mot j'entendais infiltration. Il fallait qu'on me prenne pour le plus banal des hommes, afin de pouvoir parfaitement me fondre dans la masse. Kusa était loin, je devais donc prendre mes dispositions pour ne pas me retrouver dans une situation fâcheuse, nécessitant des renforts qui tarderaient à arriver. L'abnégation était donc de mise, le succès de cette quête particulière reposait en grande partie sur cette qualité. Et c'est ainsi que paré d'un haut quelque peu moulant, d'un pantalon de sport - tout deux noirs - et d'une paire de chaussures du même type, agrémenté d'un collier particulier que m'avait offert récemment ma mère et de provisions ainsi que de documents savamment rangés dans mon sac de voyage que je pris la route vers le pays de l'Herbe. C'était la première fois pour moi que je m'y rendais, mais je partais sans pression : J'étais rôdé à ce genre de missions lointaines, et j'espérais y réussir comme les dernières fois.

Trois jours de marche. C'était approximativement la durée de mon périple avant d'arriver au pays. J'y découvris une flore luxuriante et une faune variée au premier abord, avant de m'immiscer plus en profondeur et dénicher, enfin, le lieu où j'allais jouer à l'agent secret. Le centre ville me tendait enfin les bras et, avec lui, l'objet de ma venue ici. Ce n'était pas aussi prospère qu'à Konoha, mais cela pouvait se comprendre par la faible puissance économique du pays et le manque de ressources exploitables. Mais je n'allais pas me plaindre, et ce pour deux raisons : D'abord, je n'étais pas là pour faire du tourisme et secundo, parce qu'au final j'ai trouvé un bar plutôt sympathique dans le coin. Comme la nuit tombait assez vite, il me fallait trouver un lieu où crécher ... Et c'était chose faite ! À quelques lieues du bar se tenait un faucon voyageur, perché en haut d'un hôtel plutôt classe en vue du dehors. Ce faucon voyageur pourrait être pris pour un vulgaire piaf par le passant lambda, néanmoins, pour un shinobi de la Feuille cela avait une signification particulière : Cet oiseau était porteur d'un message, que je m'empressai de lui faire délivrer. La notice disait que je pouvais coucher dans cet hôtel, et que le village me paya les trois prochaines nuits. Tetsuya avait fait du bon travail, j'en étais bien content ! Je n'allais donc pas débourser un sou pour dormir, ou me casser la tête à trouver un toit plus ou moins décent. On voyait bien que le clan de Konoha se remplissait les poches assez vite avec ce que réalisaient ses hommes comme missions !

Soudain, je crus apercevoir une silhouette familière. Elle était ICI. Je la vis passer devant moi, tel un éclair, sans jamais vraiment la reconnaître. Je me retournai, plus rien. Comme une ombre défilant devant mes yeux, j'avais cependant la nette impression que je m'étais déjà senti en présence de cet étranger. Étrange, c'était peut-être la fatigue du voyage qui me jouait des tours ... Enfin bref, il était temps de reprendre la direction du bar.

Je redirigeai mon regard vers l'établissement. À s'y attarder plus longtemps, on remarquera vite qu'il ne s'agissait pas d'un bar comme les autres. Pour un œil d'expert comme le mien, ce lieu était propice aux plaisirs les plus inavoués. Une sorte "d'auberge du pauvre" surplombait le bar, probablement des chambres miteuses où les clients de passage venaient s'amuser avec les filles de la région moyennant rétribution relativement conséquente, au vu de la "classe" de la bâtisse. Mon sourire se fit plus mauvais, je n'allais décidément pas m'ennuyer à Kusa. Oui, peut-être allais-je même trouver le scénario de mon prochain livre, dont le titre glissa entre mes lèvres : "Liaisons dangereuses."

J'entrai, c'était bien éclairé, trop même. Les lumières jouaient de leurs couleurs chatoyantes, m'éblouissant vivement avant que je ne m'adapte à ce kaléidoscope multicolore. J'y vis quantité de gens que l'on croise habituellement dans ce genre d'endroits : Des soûlards venus oublier leurs problèmes, des hommes mariés venant chercher du réconfort auprès de jeunes veuves noires en devenir et des personnes ordinaires, noyant leurs vies moroses sous des flots d'alcool et gaspillant leur argent dans des jeux de hasard qui faisaient leur malheur. La maison ne perdait jamais, c'était le maître mot ici ... Mais je n'étais pas là pour faire le sociologue du dimanche, au loin se trouvait la proie du carnassier de l'information que j'étais : Mr. Takemono. C'était la présumée tête pensante du groupe. Entouré de belles et jeunes demoiselles, suffisamment jeunes même pour être ses filles, il semblait avoir un peu un verre dans le nez. Il rigolait et parlait bruyamment, tripotait sans vergogne ces femmes qui avaient décidément abandonné toute dignité pour se faire plus d'argent ou escroquer un riche pigeon qui pourrait passer par-là. Mon arrivée n'émut personne, au moins ma banalité m'aiderait à passer inaperçu. C'était déjà ça.

Je me dirigeai vers le bar et commandai au barman un Scotch. Puisque Konoha payait l'hôtel, il n'y avait aucune raison que je ne me fasse pas plaisir. De plus, si je m'étais installé ici sans rien consommer, cela aurait pu paraître louche aux maîtres des lieux. Tout en feignant de boire, j'observai tranquillement l'homme que je devais espionner. Vieux, la cinquantaine, les cheveux aux abonnés absents et une bedaine qui dénotait de l'impitoyable homme d'affaires qu'il était. Un cliché que je ne croyais possible que dans les livres, mais apparemment les histoires racontées dans ce genre de récits s'inspiraient de personnalités réelles. J'en avais la preuve ici-même.

Le temps passa et avec lui, les informations que je glanai n'avaient rien de bien intéressantes. Je pense qu'il faut changer de méthode. J'avais une idée : À sa sortie du bar, je l’intercepterais seul (ou même accompagné, je pouvais me débarrasser d'éventuelles menaces sans me faire remarquer) et j'utiliserais le Sharingan pour lui faire cracher le morceau. Ce n'était pas particulièrement discret mais mon habilité avait, au moins, le mérite d'être efficace. Mon plan était bien huilé ... Jusqu'à ce qu'un brouhaha surprenant vienne entacher le tout : Une jeune femme, d'apparence adulte et à qui je donnerais la trentaine. Blonde, au corps étrangement marqué par des combats à priori violents mais qui gardait une beauté féminine assez impressionnante se leva et commença à battre un homme sans grande difficulté. Elle lui fracassa le crâne contre la table où ils étaient assis et paraissait y éprouver un plaisir sadique. Je m'arrêtai devant cette scène, quelque peu interloqué, avant de reprendre mes esprits aux cris des jeunes prostituées dans le bar : Takemono s'enfuyait et, avec lui, mon hypothétique chance de réussir la mission. Je lâchai un << Salope ! >> avant d'essayer de le poursuivre. Merde ! Il prit une sortie de secours, donnant probablement vers l'arrière de l'établissement tandis que des hommes armés de sabres et de couteaux encerclaient la jeune femme. D'un geste souple et silencieux, je me dissimulai derrière le comptoir aux côtés du barman qui, apparemment, était un complice lui aussi. Il voulut m'arrêter, mais je ne lui laissai aucune chance.

<< Comment s'est barré le gros lard? Et où va-t-il? >>
<< Par derrière. Il se dirige très probablement vers la sortie de la ville pour s'échapper. >>

Les yeux de l'homme étaient comme pétrifiés par ce qu'il venait de voir. Utilisant mon Dôjutsu, je parvins à lui extraire une information fort utile. Mais avec les gorilles qui semblaient décidés à en finir avec cette jeune femme, il me serait ardu de quitter l'établissement sans combattre. Devais-je la défendre? Mouais, elle s'est foutue dans cette merde toute seule, par conséquent elle n'avait qu'à s'en sortir seule aussi. Mais elle était tellement ... potable pour une nuit, que mon cœur (ainsi qu'une autre partie de mon corps) m'incitaient à aller la sauver. Balivernes ! Répondit le cerveau par lequel je trouvai le moyen de m'échapper : Le hasard.

En effet, aussi paradoxal que cela pouvait être, l'homme de logique que j'étais se reposait sur la chance, cette fois-ci, pour se sortir de ce pétrin : Les bandits attaquèrent la jeune femme (je ne savais pas si c'était une kunoichi, une samouraï ou que sais-je d'autre) et elle put riposter avec brio. Bon, je n'allais pas m'en faire plus que ça, profiter de la confusion qui régnait et suivre le chemin indiqué par ce cher barman.

J'eus vite fait de rattraper, course à pied, l'empoté trafiquant. Il haletait alors que je ne perdis pas une goutte de sueur. C'était un commerçant, visiblement doué en affaires mais loin d'être un athlète. Je le saisis par le col de sa chemise et l'interrogeai, sur un ton sec qui n'admettait pas la moindre réplique, sur le lieu où il dissimulait les parchemins interdits. L'homme balbutiait, la peur le tétanisait et ses réponses, pathétiques, m'auraient fait pitié en d'autres circonstances. Mais aujourd'hui, il avait le Shin guerrier en face de lui, un shinobi froid qui n'autoriserait aucun mensonge, aucune duperie si ce pauvre type tenait à la vie. Exerçant davantage de pression sur lui en resserrant l'étreinte autour de son cou. Les larmes aux yeux, il se résigna finalement à m'avouer qu'il y avait quelque indice au bar où nous nous trouvions qui m'aideraient à achever ma mission. Soupirant de m'être déplacé pour rien, je le pris par le col comme un vulgaire sac de pommes de terre et nous rebroussions chemin.

À notre retour, un spectacle étonnant se présenta à mes yeux : Une multitude de corps inertes, vivants ou pas, décorait le sol avec au milieu la jeune femme en costard rouge. C'était bizarre, presque effrayant si je n'étais pas habitué à ce genre de choses. Relâchant un énième soupir, je jetai le corps apeuré du propriétaire de l'établissement, qui heurtai le sol dans un bruit mat. M'avançant vers lui, sans daigner jeter un œil à la blonde, j'utilisai le Sharingan afin de lui extorquer l'information la plus juste. Il m'orienta vers la caisse du bar où se trouvait une clé. Cette clé, selon lui, servirait de monnaie d'échange avec les parchemins que je cherchais le jour des négociations. Parfait, cela m'éviterait de devoir y aller en douce. Je me ferais probablement passer pour l'un des hommes de confiance de ce Takemono. J'étais satisfait.

D'un coup de pied sec, j'assommai le vieux sans attendre. Je me retournai vers la belle blonde, distillant d'un ton enjoué :

<< Vous êtes pas mal dans votre genre. Femme fatale. Ça vous dirait de prendre un verre que je n'ai pas eu le temps de consommer, vu que vous avez un peu foutu le bordel dans ce ... bordel? >>

♦ The beginning of a story? ♦
made by MISS AMAZING.

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Dernière édition par Kurama U. Shin le Ven 12 Fév - 12:46, édité 1 fois
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Sakuretsu Murasaki
MessageSujet: Re: Alone in the dark   Mar 9 Fév - 17:06



Alone in the dark
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          Un long blanc suivit mon intervention. J’en profitais pour prendre une bouffée de fumée et faire tomber un peu de la cendre de mon cigare. Les types autour de moi ne semblaient pas encore bien réaliser ce qu’il s’était passé. En même temps je n’étais pas venue ici pour la vivacité d’esprit de mes interlocuteurs. Au bout d’une bonne minute, si ce n’est plus, l’information comme quoi je venais de mettre Kagami au tapis sembla montrer à leur cerveau. Les gens dans le bar commencèrent à fuir, crier ou m’attaquer. Je m’intéressais seulement aux personnes ayant pris cette dernière option. Le bar était assez étroit ce qui m’avantageais grandement dans un combat face à de nombreux ennemis. Mais d’après ce que l’autre idiot m’avait raconté ça n’était que des petites frappes donc je devrais m’en sortir sans problèmes. Ces derniers finirent par sortir leurs armes : sabres, couteaux et à pousser les tables pour avoir plus d’espace. Je ne leur laissais pas trop le temps de s’installer en décidant d’attaquer enfin.

         D’un coup de pied je balançais l’une des chaises sur un de mes assaillants pendant que j’en désarmais un autre de son katana que je plantais rapidement dans la jambe d’un troisième. Histoire d’être un peu dissuasive et que les moins téméraires se barrent. Il restait donc, après ce mouvement, environs vingt joyeux imbéciles n’ayant visiblement pas comprit ce qu’il se passait. Au vu de la configuration des lieux et des armes qu’ils avaient, ils ne pouvaient m’attaquer que par vague de deux ou trois personnes. Mais je n’avais pas envie de faire durer le combat. Kaoru était en train de ricaner au bar un verre à la main et j’avais bien envie de faire de même. J’exécutais rapidement quelques mudras. Ma peau se mise à durcir ce qui allait me permettre de ne pas me préoccuper de ma défense. Vu la bande de boulet que j’avais en face il était peu probable qu’il puisse désormais me faire la moindre égratignure. Certains diront que j’exagère en utilisant cette technique mais j’aime faire dans le théâtral. D’un geste ample, j’enlevais ma veste histoire de ne pas l’abimer.

        Les coups commencèrent à pleuvoir. Mon premier adversaire se prit mon poing dans la mâchoire, le second un coup de pied alors que je passais au-dessus d’une table. Je contrais un autre homme pour le balancer sur un de ses camarades. Certains coups m’atteignirent mais je dois dire que grâce à ma technique je ne sentais pas grand-chose. Quelques types le comprirent et se barrèrent rapidement, diminuant ainsi le nombre de mes assaillants.  La tête de celui qui tenta de me trancher la mienne avec son sabre et qui ne me vit pas ciller alors que sa lame atteignait moi cou fut magnifique. Je lui lançais un sourire mauvais avant de l’envoyer valser d’un coup de pied. Mes adversaires se firent de plus en plus hésitants. Moi pas. Je bottais les fesses d’encore trois blanc bec avant que le reste ne capitule. Je soupirais en écrasant mon cigare au sol. Je marchais jusqu’à Kagami. Ce dernier semblait de nouveau conscient alors je l’attrapais pour le soulever par le col et le plaquer violement contre le mur :

«T’es réveillé ? Demandais-je d’un air menaçant près de son visage. L’imbécile déglutit mais acquiesça. Il semblerait qu’il ait tout de même un instinct de survie. Bien, alors je te conseille d’écouter attentivement ce que je vais te dire. J’apprécie moyennement l’image que tu donnes à Iwagakure et j’aime encore moins ce que tu fais de mes conseils et entrainements. Alors voilà ce qu’on va faire. Tu vas dénoncer tout ce petit monde aux autorités de Kusagakure et dire que c’est toi qui a fait ça. Tu vas te repentir pour tes actions passées et travailler vraiment vraiment dur pour réparer tes erreurs. Je resserrais ma prise autour de son col, ma voix se fit encore plus basse et froide. Et si jamais j’apprends que tu as fait ne serait-ce qu’un pet de travers… crois-moi tu regretteras que je ne t’ai pas achevé aujourd’hui. »


         Je relâchais Kagami qui partit de ce qu’il restait du bar en courant. Je n'avais assurément pas fait cela pour lui mais Iwa. Je cherchais ma veste du regard. Heureusement qu’elle était rouge. Le l’époussetait un peu avant de la remettre. Ma chemise était un peu déchirée mais avec le costard ça ne se voyait plus. Je pestais contre les imbéciles au sol et shootais contre l’un d’entre eux au passage. Normalement je n’en avais tué aucun. Pas que je m’en soucis mais vu qu’ils étaient pour la plupart en train de gémir sur le sol ou sonnés. Kaoru me tendit un verre que je bus d’une traite. Il n’était pas encore trop tard pour passer une bonne soirée. J’allais me diriger vers la sortie quand un homme entra dans le bar avec un type sur le dos. Si mes souvenirs étaient bons, ils étaient dans les premiers à avoir quitté le bar. Le type ne semblait pas me prêter attention plus que cela. Alors qu’il jeta son fardeau au col je m’allumais une clope et me mise à l’observer, curieuse. Kaoru paria sur un règlement de compte. Personnellement je penchais plus pour une mission.

         Le brun s’avançait vers l’homme et ses yeux devinrent rouges avec des sortes de points noirs dans les yeux. Mes yeux s’écarquillèrent de surprise et ma cigarette tomba au sol. J’avais du mal à croire ce que je voyais. Les plus vieux membres de mon clan nous avaient parlé de ninjas aux pupilles avec d’incroyables pouvoirs. Mais j’avais toujours pensé que c’était une sorte de légende ou d’histoire qu’on racontait aux enfants. Je savais que le clan Uchiha existait mais je pensais que leur légende était un peu surfaite. Il se pourrait bien que je me sois trompée. Par contre j’espérais sincèrement que tout ce qui avait été dit sur eux n’était pas vrai. Leur puissance était bien trop considérable. Il faudrait que je me méfie un peu plus à l’avenir… Et que je redemande aux vieux du clan des précisions sur ce clan. Un bruit me tira de mes pensées. Le brun venait d’assommer son ex-fardeau et s’adressa à moi. Je fonçais les sourcils, ne sachant pas vraiment à quoi m’attendre.

         Une fois qu’il eut fini sa phrase j’hésitais entre éclater de rire et un simple haussement de sourcils. La remarque était assez… inattendue. J’examinais l’Uchiha un peu plus attentivement. Grand, les cheveux noirs, courts, plutôt bien fichu (enfin d’après ce que je pouvais voir. Ses vêtements n’étaient pas très ceintrés) et une belle gueule. Je m’allumais un cigare que je portais à mes lèvres. La soirée n’était peut-être pas totalement perdue. Il avait également le bras en écharpe Kaoru semblait fêter le fait d’avoir un nouveau compagnon de beuverie. Et puis j’étais également curieuse de ce qu’un Uchiha pouvait bien faire ici. Après quelques verres il serait certainement plus facile de le faire parler. J’haussais les épaules et dit d’un ton détaché :

«Pourquoi pas… J’ai l’impression que c’est un peu… mort ici.’’ Je me dirigeais ensuite vers la sortie. Je m’arrêtais devant le brun en passant pour lui attraper de manière pas très douce le paquet. ‘’Et on verra si le côté femme fatale c’est ton genre ou si c’est que de la gueule’’ lui susurrait-je à l’oreille avant de repartir le plus naturellement du monde.»


         Nous marchâmes quelques temps pour éviter de nous retrouver trop proche de nos précédents ‘méfaits’. Techniquement j’avais couvert mes arrières en me servant de Kagami donc je ne devrais pas avoir trop de problèmes. Je suivis l’Uchiha. J’ignorais où il me conduisait mais le chemin me paraissait familier. Nous finîmes par arriver devant un hôtel… mon hôtel. Je fonçais subrepticement les sourcils en me demandant comment il avait pu savoir que je dormais là… Il ne demanda rien à l’accueil et se dirigea directement vers le bar de l’hôtel. J’en déduisis donc qu’il devait connaitre l’endroit et également avoir une chambre ici. Nous nous assîmes dans un coin, là où l’on pouvait voir toute la pièce. Je souris. C’était assurément une habitude de ninja ou à défaut, de soldat. Je commandais un verre de vodka pour étancher ma soif. Le brun semblait avoir reposé son attention sur moi. Je bus quelques gorgées de mon verre avant d’entamer les hostilités :

«Alors ? Il avait fait quoi le type que t’as coursé dans le bar mmm… ton nom déjà ?»


         J’avais hésité à lui demander directement ce que foutait un ninja de Konoha ici mais une approche un peu plus subtile me semblait plus adaptée. Surtout que je ne souhaitais pas le mettre directement sur la défensive. Cela pourrait être… ennuyeux pour la suite de la soirée.

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Uchiha K. Shin
MessageSujet: Re: Alone in the dark   Ven 12 Fév - 21:04



♦ Murasaki x Shin

   ♦ Alone in the dark

Cette soirée promettait d'être intéressante, pour sûr, et cette femme encore plus. L'assurance qu'elle dégageait, couplée à une beauté sauvage évidente m'aurait troublé si je n'étais pas, également, un guerrier aguerri, endurci. Voir cette multitude de cadavres, pour la plupart encore en vie et sans qu'elle n'eut subi de blessures significatives témoignait d'une grande habilité au combat, mais aussi d'un tempérament froid, aux frontières de l'inhumanité. Pour quelqu'un comme moi, habitué à surprendre, je dois avouer que je fus pris à mon propre jeu : Cette personne était spéciale, il s'en dégageait d'elle quelque chose de puissant, menaçant, saisissant.

Takemono hors d'état de nuire, je me dirigeai vers la caisse afin de prendre la fameuse clé qui me sera utile dans quelques jours. Élément essentiel de ma mission, je veillai à la placer soigneusement dans ma poche et à refermer cette dernière, afin de ne pas compromettre la suite des opérations. Cela étant fait, je me retournai vers mon interlocutrice, dont j'attendais la réponse afin de planifier ou non la suite de ma soirée. Et je ne fus pas déçu ! Non seulement elle acquiesça, mais en se rapprochant je sentis sa main au niveau de mon entrejambe, fermement agrippé par celle-ci. Elle avait une sacrée paire - et je ne parlais pas de sa poitrine - pour une femme, cette blonde !

Attiré par la proposition de luxure faite assez peu subtilement par cette personne vraiment énigmatique, j'entrepris de rentrer dans son jeu malgré tout les risques qui pouvaient se profiler à l'horizon. Je fis face un petit moment à cette dernière, lorsque celle-ci était en train de répondre. Elle était assurément très belle, pourtant, quelque chose dans son regard narrait une vie menée sur le chemin inadéquat pour une jeune femme. Ses yeux avaient un je-ne-sais-quoi de particulier qui, si je n'avais pas un mental d'acier, possédaient le pouvoir d'hypnotiser, de fasciner et charmer celui à qui elle pouvait s'adresser. Le regard était dur, mais il exprimait également un désir, une volonté inquiétante endormie derrière cette couleur bleue qui allait de pair avec son teint clair et sa chevelure blonde. Les simples d'esprit s'attarderaient sur ces marques de guerre qui ornaient son corps, j'en remarquai d'ailleurs quelques unes dissimulées vers son décolleté, mais personnellement je me trouvais comme happé par un récit qui n'était pas mien, une histoire qu'elle pouvait conter et que je pourrais écouter. Ce n'était pas uniquement une attirance physique que j'éprouvais pour elle, et ce sentiment me gênait quelque peu, moi qui n'y étais pas habitué.

Les données futures pour ma mission secrète récoltées, je fis signe à la jeune femme de me suivre jusqu'à l'hôtel où je couchais. Une façon indirecte de lui proposer de passer la nuit avec moi? Probablement, oui. Mais avec ce genre de personnes, seul mon tempérament pouvait m'aider à interagir avec. Le trajet que nous effectuions se déroula dans un silence total, comme si chacun de nous étudiait minutieusement l'autre. Son aptitude à se débarrasser d'un aussi grand nombre d'hommes armés n'était pas un exploit dont on affublait des combattants ordinaires. Une kunoichi? Peut-être, bien que son accoutrement soit original pour quelqu'un appartenant au corps des ninjas. Il serait même possible que cette femme en ait également après Takemono, sinon pourquoi provoquer tout ce remue-ménage au moment même où celui-ci se présentât au bar. Mieux encore, elle semblait être restée là un temps après avoir mis ces racailles à terre, peut-être cherchait-t-elle du regard le gros trafiquant et qu'en le ramenant à elle, elle se doutait de quelque chose?

Trop de questions, laissons place à un moment de détente. L'alcool était très efficace pour délier les langues, j'en profiterais pour lui glisser, subtilement, deux ou trois remarques afin qu'elle me renseigne sur ses véritables intentions. Au pire, je réutiliserais le même stratagème qu'avec l'autre cornichon. Les options se présentaient à moi à la pelle, il n'y avait du coup pas lieu de s'inquiéter.

Nous nous dirigeâmes vers le bar de l'hôtel, dans un petit coin reculé où personne ne pourrait admirer notre conversation à notre insu. Nous nous isolâmes comme pour régler un conflit qui n'avait pas encore éclaté. Notre façon de nous observer relatait notre expérience, aussi bien en tant que soldats que comme personnes. Nos échanges visuels furtifs indiquaient une attraction réciproque, mais inavouée. Subitement, elle me demanda d'un ton tout aussi calme mon prénom, cela m'arracha un sourire. Rapidement, je fis le tour des évènements, et j'en vins à me demander s'il n'était pas plus judicieux de jouer carte sur table : En effet, il était possible que cette femme soit une ennemie, et tomber sur moi de façon aussi hasardeuse l'aurait servie dans sa mission ... Mais, d'un autre côté, j'aimais prendre les risques. Si j'avais réellement à faire à une veuve noire, jouer le jeu et continuer de planifier un coup d'avance me permettrait sans doutes d'avoir de plus amples informations à son égard.

À l'instant où j'allais lui dévoiler mon patronyme, je heurtai du pied le sac qui contenait mon dernier best-seller, Comète torride et qui s'était plutôt bien vendu dans les pays de l'Est. je le posai sur la table, amenai le verre de Scotch que je commandai à mes lèvres et lançai, d'un ton doucereux :

<< Ce type me devait juste un peu d'argent, et quelques autres affaires personnelles ... Et je m'appelle Shin. Peu importe le nom que tu me donneras, je pense que ni toi ni moi ne sommes réellement intéressés par la vie de l'autre, n'est-ce-pas? >>

La femme en face restait impassible, comme pour masquer ses sentiments vis-à-vis de la première remarque que je fis. Peut-être se moquait-t-elle de moi, elle qui avait une apparence plus mûre que la plupart des femmes que j'abordais. C'était séduisant, le fait d'envisager une soirée ainsi, passée avec une personne qui sortait des sentiers battus. Physiquement, elle était plus petite que moi, mais complètement à mon goût. Tout en buvant, je la lorgnais de l’œil et de façon peu discrète. Je n'étais pas le genre à jouer au timide lorsqu'une personne me plaisait autant, et ma prochaine proposition allait le démontrer.

Ainsi se passa notre petite beuverie, bien courte mais riche en renseignements. Elle se présentait sous le prénom de Murasaki, rien de plus. Évidemment, elle répondait du tac-au-tac. Je n'avais laissé filtré qu'une minime information, juste ou fausse c'était à elle de décider, alors pourquoi s'abandonnerait-t-elle à des révélations compromettantes? De toutes les manières, ma résolution était déjà prise : J'avais bien l'intention de l'inviter dans ma chambre, sans aucune retenue et si ma proposition ne lui plaisait pas ... Eh bien, on aura tout de même vu qui n'avait "que de la gueule".

<< Ma chambre est au premier étage, au fond à droite. Si tu désires m'y rejoindre, tu n'as qu'à me suivre. >> Proposais-je, d'un ton lubrique.

Sans attendre, je me mis en direction de ladite chambre. Celle-ci, payée par les soins du Shodaime, devait être assez luxueuse pour m'y accueillir avec, peut-être, mon hôte du soir. Nous marchâmes dans le couloir et nous arrivâmes bien assez vite à la porte, que j'entrouvris avec la clé que la réceptionniste me donna. Quel spectacle accablant ! Une toute petite chambre, assombrie par le manque de lumière avec un lit double, ce qui s'apparentait à des toilettes jumelées à une douche et c'est tout. Il était bien beau le budget mission qu'avait le village de Konoha. Ils m'avaient bien eu, les salauds !

Quelque peu éhonté, mais pas déstabilisé, je me retournais vers mon interlocutrice qui semblait afficher une expression de moquerie assez mal dissimulée. Seulement, dans la mesure où l'établissement ne semblait pas proposer - à première vue - d'offres particulières, je ne pouvais pas changer pour une chambre disons, plus attrayante. D'un ton où je tançais à moitié mes dirigeants - sans citer leur nom ou leur origine -, je lançai, quelque peu las :

<< Ce n'est pas parfait, mais avec quelques petits suppléments que j'ai ramenés, la soirée devrait tout de même bien se passer. >>

♦ To be continued ♦
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Sakuretsu Murasaki
MessageSujet: Re: Alone in the dark   Mer 24 Fév - 0:55



Alone in the dark
feat. Shin


L’ambiance était détendue bien que nous éludions nos questions mutuelles. Nous étions tous deux à la recherche d’infos sur l’autre sans vouloir en donner vraiment sur nous-même. Pour le moment tous ce que je savais sur lui je ne l’avais pas appris de sa bouche. C’était un Uchiha donc un membre du pays du feu. Et au vu de son nom, de la technique qu’il a utilisé et de sa blessure au bras je pouvais logiquement en déduire qu’il était ninja. Il m’expliqua que le type qu’il cherchait précédemment lui devait de l’argent et d’autres choses personnelles. J’avais quelques doutes à ce sujet. Déjà de ma propre expérience en tant que membre d’un clan je me voyais mal avoir affaire à ce genre de type louche ; trop compliqué et trop de risques de répercutions. Mais après cela restait mon point de vue. Il me donna malgré tout son prénom : Shin. Court, efficace. Cela lui correspondait bien. J’ignorais si c’était son vrai nom ou pas mais après tout cela n’avait pas vraiment d’importance. Il n’avait aucunement l’obligation de me donner de vraies informations et il en était de même pour moi. Je lui donnais mon vrai prénom. De toute façon avec ma tête plutôt reconnaissable il était difficile de nier s’il me tombait dessus de nouveau par hasard ou cherchait à me retrouver. Ouais. J’étais pas le genre de visage qu’on oubliait donc moi et la discrétion c’était pas trop ça. Du coup les pseudos c’était un peu inutile.

Shin se baissa pour ramasser quelqu’un chose sous la table. Je me tendis légèrement mais sans plus. Aux dernières nouvelles il n’avait pas de raison de m’attaquer. De plus il était blessé donc je n’avais normalement pas trop à m’en faire. Il déposa un livre sur la table. Je haussais un sourcil en reconnaissant la couverture de ‘comète torride’, le dernier livre  de Misaki. Je ne lisais pas beaucoup par manque de temps mais je dois dire que j’étais assez fan de l’auteur. Son dernier livre était plus sombre que les précédents mais me plaisait toujours autant. C’était l’histoire d’une jeune femme qui se vengeait de ses amants un peu violement. Enfin un peu… je dois dire que je ne pensais pas moi-même être aussi créative en ce qui concernait la mort de quelqu’un. Quoi que… peut-être sur quelques Yukijins… hum si. En fait je pouvais me montrer au moins aussi créative. J’ignorais encore si le fait qu’il lise ce livre me surprenait ou non. Je ne connaissais pas vraiment l’homme après tout. Le brun était entouré d’une certaine aura de mystères. Le shinobi me proposa de le suivre dans sa chambre. Finalement il ne semblait pas se dégonfler. La soirée promettait d’être plaisante.

Nous marchâmes dans les couloirs jusqu’à arriver à la porte de sa chambre. Je me retenais de pouffer. Cette dernière était pile en face de la mienne. Destin quand tu nous tiens. Quelles chances y avait-il pour que nous soyons dans le même hôtel et qui plus est l’un en face de l’autre. Je plaquais ma main contre ma bouche pour étouffer le rire qui me vint en voyant la mine déconfite du brun quand ce dernier ouvrit sa chambre. Elle était minuscule, ne possédait qu’un lit des toilettes et une douche. Ouaip… Ba je préférais ma chambre hein. Vu la surprise de l’Uchiha ça ne devait pas être lui qui avait réservé la piaule. Il s’excusa d’ailleurs de la piètre qualité du lui mais m’expliqua qu’avec les suppléments qu’il avait ramené ça devrait passer. Je me retenais d’éclater de rire. Ma chambre était en face et je la préférais largement à celle-ci. Je lui fis un petit sourire en coin en sortant à hauteur de visage des clés ressemblant fortement aux siennes avant de lui répondre :


«Prend tes suppléments on va dans la mienne’’ Puis je me retournais pour ouvrir la porte derrière nous.   »


Ouaip définitivement mieux. Un lit deux places, un balcon, deux fauteuils une table basse et quelques autres meubles. Je laissais passer l’éclopé avant de refermer la porte. Le brun semblait un peu dégouté mais sans plus. Après tout nous avions de quoi nous occuper. Je m’installais sur l’un des fauteuils près du balcon et m’allumais une cigarette. J’en proposais également une à Shin avant de commencer à prendre quelques bouffées de fumées. Nous nous servîmes encore quelques verres. L’alcool commençait à me montrer franchement à la tête. En même temps j’avais commencé la soirée dans ce bar de toquards, puis dans celui de l’hôtel et maintenant dans la chambre. Nous discutâmes encore un peu mais comme n’étions tous deux toujours pas vraiment disposés à raconter nos vies la conversation tournait en rond. Je finis par m’en lasser et je me levais pour prendre une chaise ainsi que mon kit de soin pour me poster à côté du brun :


«Donnes ton bras’’ lui ordonnais-je en déballant mes affaires. ‘’Mieux vaut que t’ais les deux pour la suite’’ expliquais-je en faisant un diagnostic rapide de l’état de son membre. »


Apparemment il avait une vilaine brûlure. J’ignorais qui lui avait fait ça mais le combat n’avait pas dû être de tout repos. Je ne pouvais pas le soigner complètement mais au moins lui rende l’usage de son bras pour la soirée et diminuer la douleur. Je retirais son précédent bandage puis utilisais un jutsu de soin pendant quelques minutes. J’appliquais ensuite un onguent sur son membre endoloris pour finalement lui faire un nouveau bandage. Quand j’examinais les gens ils avaient tendance à se méfier ou à être étonnés. En même temps j’avais pas franchement la tête du médecin inspirant confiance :


«Ca n’est pas parfait mais ça devrait tenir la soirée’’ lui expliquais-je. J’attrapais ensuite son visage d’une main alors que l’autre remontait le long de sa cuisse.  ‘’Maintenant on pourrait passer aux choses sérieuses ?’’ Lui fis-je d’une voix sensuelle. Ouais entre l’alcool et le joli minois du brun je dois dire que j’en avais marre d’attendre.   »


Le lendemain

Je me réveillais avec un horrible mal de crâne. J’avais peut-être un peu abusé sur la boisson hier. J’avais pas mal bu dans le premier bar et le second. En même temps ça faisait un moment que je ne m’étais pas amusée et Akiji m’avait vraiment fait chier. J’avais largement mérité cette pause. Les souvenirs de la veille me revinrent lentement. Le bar, les malfrats et l’Uchiha. La nuit bien que courte, avait été plus qu’agréable je dois dire. Le brun savait y faire. D’un coup d’œil je remarquais qu’il était encore là. Ce dernier semblait dormir encore. Je regardais le réveil à côté du lit. Ce dernier indiquait sept heures du matin. Vu l’heure à laquelle on s’était couché il n’était surprenant de le voir dormir. D’ailleurs je ne comprenais même pas pourquoi j’avais ouvert les yeux. J'étais encore fatiguée et en repos. Je soupirais. Je décidais de prendre un cachet pour mon mal de crâne et de m’enfouir de nouveau sous la couette, bien décidée à finir ma nuit.


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