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 Mission à la Prison de l'Orage [Pv- Murasaki Sakuretsu]

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Jônin de KumoJônin de Kumo
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Gogoshi Ken
MessageSujet: Mission à la Prison de l'Orage [Pv- Murasaki Sakuretsu]   Sam 13 Fév - 19:09



Bienvenue en Enfer !

Pour gravir la montagne, il fallait s'armer de patience. Ce pic menaçant qui trônait au milieu de la chaîne était là où les autorités du Pays de la Foudre avaient précisément décidé de construire un pénitencier sordide où " ranger " les criminels les plus dangereux que l'on pouvait trouver sur le territoire. Et d'ailleurs, cette dernière, agencée d'une manière tout à fait particulière accueillait également les ninjas indignes de leur rang, les meurtriers ou les déserteurs, comme le maître de Ken. Sa silhouette drapée de couleurs ténébreuse, peinait à se frayer un chemin sur la route escarpée et soumise au vent le plus rude et le plus glacial qui fût dans ces maudites montagnes. Ken montait difficilement et lentement, même pour un shinobi de son rang, l'environnement du Mont Raijin, était des plus éprouvants. Pendant sa pénible montée, il tentait de rappeler à sa mémoire les instructions de ses supérieurs au village, et surtout de l'architecture inédite qu'offrait cette la Prison de l'Orage. Une prison dont il avait bien entendu parler maintes et maintes fois, car dans les milieux crapuleux, elle était aussi crainte que redoutée. Même les plus violents, les plus hargneux, les plus cruels en ressortaient transformés de leur séjour.

La première fois que Ken avait entendu parler de ce centre de détention, c'était lors d'une discussion entre son défunt père, quand il était à la tête du clan yakuza Gogoshi ainsi que Sorô Kusari lorsqu'il n'était encore qu'un simple client du chef de famille. La conversation portait sur un ancien camarade de Sorô, qui avait été rattrapé juste après sa désertion et condamné à une peine de prison à perpétuité dans ce pénitencier. Il en avait perdu la vie au bout de quelques jours seulement, ce qui témoignait bel et bien de la rigueur de cet environnement. D'autant que la prison était unique en son jour : c'était une tour constituée de plusieurs étages. Plus on montait, plus les conditions d'enfermement étaient inhumaines. Au dernier étage,  on était sans cesse lié par des chaînes de foudre, le corps en croix. Bref un calvaire qui servait à dissuader les plus récalcitrants. D'ailleurs, le village avait donné à Ken une dizaine de fiches sur quelques détenus. Parmi elles, figurait celle d'un ninja de Suna, le village caché du sable. Il était actuellement le détenu le plus puissant de la prison, sans compter d'autres ninjas d'importance moindre, mais qui pouvaient se révéler être problématiques en groupe, ainsi que des tueurs en série, des yakuzas, des gangsters … Des hommes doués de violence et d'aisance au combat. L'affaire n'allait pas être de la tarte. Il fallait espérer que le ninja de Suna, qui répondait au nom de " Garuda aux cents visages ", ne fût pas libéré lors de la mutinerie. Car c'était tout l'objet de la mission : remettre en ordre la prison, car avait eu lieu une mutinerie. Même le village n'avait eu que peu de précisions sur cette dernière. Le simple intitulé de la mission évoquait la sortie de cellules de plusieurs prisonniers, mais que le bâtiment était tout de même resté clos grâce au sursaut inespéré des gardiens. De ce fait,  les autorités de Kumo avaient promis les renforts d'un deuxième juunin, qui arriverait par ses propres moyens sur le lieu de mission. De qui s'agissait-il ? Ken l'ignorait. Il espérait simplement que son futur partenaire serait gérable.

La tour était nichée au sommet du mont, cerclée de brume, de vent, de pluie, et d'éclairs si caractéristiques du climat du Pays de la Foudre. Le vent faisait claquer ses amples vêtements dans les airs, à la manière d'un long drapeau posé au dernier étage d'un gratte-ciel. Ken courut jusqu'à l'entrée de la tour, gardée par un samouraï. Ce dernier dégaina une lame suintant de chakra.


- Halte-là ! Personne n'a le droit d'accéder à la prison.
- Je suis le ninja envoyé par Kumo. Laissez-moi entrer.
- Vous étiez sensé être deux. Où est l'autre ?
- Il arrivera bientôt. Tout du moins je l'espère.

Le garde rangea son arme et consulta un petit papier.

- Vous devez être Ken Gogoshi. Puisque votre partenaire est Murasaki Sakuretsu, une kunoichi.
- Pardon ? Vous avez dit Murasaki ?
- Exactement. Nous avons reçu ce courrier envoyé par faucon il y a deux jours, pour annoncer votre venue. Nous, nous sommes arrivés hier. Tout un régiment de samouraïs venant de la capitale pour prêter main-forte aux gardes. Enfin, vous comprendrez mieux une fois à l'intérieur. Allez-y.

Le cœur de Ken se serra. Murasaki Sakuretsu. Personne dans le village n'ignorait ce nom qui inspirait autant l'admiration que la terreur. C'était une femme dure, intransigeante et sévère, réputée pour des coups d'éclats mémorables. Même si elle était sujette de nombreuses anecdotes les plus surprenantes de Kumo, elle n'en restait pas moins une kunoichi talentueuse et connue pour ses capacités exemplaires à manier le Dôton, et à ses aptitudes héréditaires. C'était une Sakuretsu, après tout, un des clans emblématiques du village caché de la Foudre. Ken n'avait jamais réellement fait des missions en sa compagnie, peut-être une ou deux autrefois, en grand groupe, vu qu'ils avaient à peu près le même âge, mais sans plus. Il l'avait saluée à l'occasion lors de cérémonies, l'avait saluée au détour d'un couloir de l'académie quand lui-même donnait des petits cours sporadiques aux jeunes élèves, sur le Genjutsu. Le seul souvenir physique qui lui revenait en tête était le nombre e cicatrices qui marquait son corps. Encore un shinobi au tempérament peu commun, pensa le juunin. Les portes de la prison s'ouvrirent automatiquement. Le rez-de-chaussée était composé de plusieurs salles, toutes de plus en plus sécurisées à l'approche des portes de l'escalier menant au premier étage.

Ken fut surpris de voir partout où il posait son regard, des gardiens allongés, blessés, des unités médicales débordées, d'autres hommes armés jusqu'aux dents, des samouraïs prêt à en découdre … C'était le chaos au niveau de l'organisation. Les traces de sang, les éclats, et les cadavres qui avaient été rassemblés dans une pièce qui servait de bureau pour les secrétaires, laissaient penser que de rudes combats s'étaient déroulés ici. Un petit homme vieillot passa devant Ken, sans lui accorder un regard. Puis il s'arrêta, dévisagea le nouveau venu, et s'écria à ses collègues :

- Qui a fait rentrer ce clown ?
- Je ne vous permets pas ! Ken Gogoshi, je suis le ninja envoyé par Kumo.
- Où est votre binôme ?
- Absente pour le moment. Elle arrivera bientôt.
- C'est une femme ?
- Un problème ?
- Cette prison n'est pas faite pour les poulettes ! Je sais bien que vous avez à cœur la parité toussa toussa dans votre village, mais ici, dans le monde civilisé, on n'accepte pas que les femelles règlent les affaires d'hommes ! Comment pouvez-vous faire confiance à une créature qui saigne une fois par mois dans sa culotte pendant trois jours sans mourir ? Kumo m'a déçu sur ce point, je m'attendais à un commando de ninjas rôdé. Pas un simple couple.
- Eh bien vous verrez ça avec elle. On est là pour accomplir la mission, que ça vous plaise ou non. Vous devez être le directeur.
- Exactement. J'en profite pour vous expliquer la situation, vous ferez de même avec votre binôme, je n'ai pas envie de lui adresser la parole. La mutinerie a commencé au premier étage. Une bagarre a été organisée, la situation nous a échappé. Ils ont tout d'abord tenté de prendre d'assaut le rez-de-chaussée pour pouvoir prendre la poudre d'escampette, vous vous imaginez bien, monsieur Vovomi.
- Gogoshi.
- C'est cela. Nous sommes parvenus à les repousser, sauf qu'ils ont eu l'idée de monter à l'étage supérieur et libérer ainsi des gaillards beaucoup d'entre eux. Ces vauriens ont saccagé toutes les caméras du complexe, il est impossible de suivre leur progression. Alors j'espère qu'ils n'iront pas jusqu'au quatrième étage. Sinon ce serait la fin des haricots. C'est à cet étage que se situent des ninjas qui …
- Je suis au courant. Garuda. Si celui-ci est libéré, la situation prendrait une toute autre tournure. Ses capacités permettraient aux prisonniers de forcer les portes de cet escalier.
- J'ai ordonné le confinement de tout le personnel, l'affaire dure depuis près de trois jours, et je ne veux que rien ne filtre. Nous avons des yakuzas influents ici, et si jamais leurs clans apprennent la nouvelles, des hordes de tueurs viendraient pour assaillir la prison. Voilà pourquoi je me suis décidé à prévenir Kumo no Kuni. D'autant plus que lorsque vos dignitaires m'ont amené Garuda il y a plus de vingt ans, ils m'ont donné pour ordre de ne relâcher ses entraves de foudre sous aucun prétexte. Vous devez rentrer et faire regagner les cellules aux détenus. Avant qu'il ne soit trop tard.

Comme venait de le souligner le directeur, la situation était catastrophique. Et au-delà du fait que la prison était hors de contrôle, le simple fait de savoir qu'un ninja comme Garuda pouvait se faire libérer à tout instant, inquiéta Ken. D'après sa fiche, c'était un shinobi prodigieux, qui avait été autrefois dans les forces spéciales de Sunaa. Puis il s'était ensuite lancé dans une aventure solitaire, à la recherche de divers artefacts ninjas oubliés pour acquérir plus de puissance afin de " retourner à Suna reprendre son dû ", d'après ses propres mots, à sa capture (une phrase bien énigmatique). Un individu hautement dangereux, dont il fallait s'assurer de son enfermement. Le feu vert pour la mission n'était pas encore donné, il restait à attendre Murasaki …
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Jônin de KumoJônin de Kumo
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Sakuretsu Murasaki
MessageSujet: Re: Mission à la Prison de l'Orage [Pv- Murasaki Sakuretsu]   Dim 14 Fév - 3:12



Bienvenue en enfer
feat. Gogoshi Ken


         J’étais chez moi, affalée dans mon fauteuil à me siroter un Whisky en compagnie de Kaoru  quand un aigle vint frapper à ma fenêtre. Je soupirais. Pour une fois que j’étais tranquille, sans paperasse pour le clan, sans entraînements à superviser, sans être en séjour à l’hosto il fallait forcément que j’ai une mission. Et urgente d’après l’insistance du piaf. Le brun manifesta son mécontentement bien plus fort que moi et tenta même d’effrayer l’oiseau. Mais comme ce dernier ne pouvait pas le voir, il continua de frapper à ma fenêtre avec insistance. Je fis tourner un peu mon Whisky dans mon verre avant d’avaler le tout d’une traite et de me diriger vers la fenêtre pour attraper le rouleau accroché dans le dos de l’animal. Ce dernier me lança un regard réprobateur avant de s’envoler. Je pouffais en voyant la réaction de l’aigle puis commençais à lire le message. Ma lecture me fit de plus en plus froncer les sourcils. Comment les choses avaient-elles pu empirer d’une telle manière à la prison ?! Et qui plus est, pourquoi la prison ?! J’en avais au moins pour deux jours pour arriver là-bas. La situation avait le temps de devenir critique. Il y avait également des informations relatives à certains détenus. Je lus rapidement le document en diagonale. Je ne pouvais me permettre de perdre beaucoup de temps en préparatifs. Un autre juunin devait me seconder dans cette mission. Nous devions nous rejoindre dans les plus brefs délais à la prison du pays de la foudre. Je pris rapidement mes affaires avant de m’éclipser de chez moi en jetant un dernier regard à Kaoru qui semblait déprimer à l’idée de ne pas pouvoir s’enfiler cette bouteille de Whisky

         Je courus en direction de montagne. Quand j’arriverais là-bas ma progression serait bien plus lente alors autant essayer de gagner du temps dès maintenant. Je repensais aux fiches shinobis que j’avais lu un peu plus tôt. L’un d’eux semblait particulièrement dangereux. Un certains Garuda. Il résidait dans l’un des niveaux les plus élevé de la prison ce qui n’était pas bon signe. Surtout si les prisonniers avaient atteint ces niveaux-là. J’espérais d’ailleurs pour eux qu’ils rentreraient bien sagement dans leur cellule car je n’allais pas faire dans la dentelle. Déjà me faire grimper jusque-là haut ne me mettait pas dans les meilleures dispositions du monde et qu’en plus pour une fois j’étais pas en train de crouler sous la paperasse. Un peu de Bakuton devrait calmer leurs ardeurs. Je ne connaissais pas grand monde de cette prison. N’étant à Kumogakure que depuis trois ans et en activité depuis seulement deux ans la prison n’avait pas été remplie par mes soins. J’espérais que le juunin m’accompagnant aurait plus d’informations sur le sujet.

         Après une montée INTERMINABLE de cette PUTAIN de montagne j’arrivais enfin à destination : la prison du pays de la foudre. Une grande tour perdu au milieu des nuages. Le vent soufflait fort, l’air était frai. Les conditions de vie n’étaient jamais les meilleures en prison. Ca je pouvais en attester. Mais la fraicheur de celle de Kumogakure était loin d’égaler les glaciales geôles de Yuki No Kuni. Je n’aimais pas l’idée d’effectuer une mission en prison. Cela ravivait trop de mauvais souvenirs. Malheureusement ça n’était pas moi qui choisissais les affectations. Le Raikage m’avait ordonné d’accomplir cette tâche et même si cela ne me plaisait guère je me devais de l’accomplir. Je courus jusqu’à l’entrée où un samouraï semblait garder la porte. Le type m’examina de haut en bas. Certes ma tenue était peu conventionnelle pour un ninja mais sincèrement… y’avait moyen d’être plus discret non ?! Je regardais froidement l’homme en retour, attendant qu’il se décide à parler:

«Sakuretsu-san ?
-Haï, répondis-je platement. Sincèrement qui irait se paumer dans un trou pareil si ce n’était un ninja en mission.
-Votre collègue, Ken Gogoshi, vous attend à l’intérieur.’’ Dit-il en m’ouvrant la porte »



         Le nom en lui-même ne me disait pas grand-chose. Cela ne faisait que deux ans que j’effectuais des missions pour Kumo donc j’étais encore loin d’avoir fait le tour des effectifs. Et comme en général j’essayais de me retrouver en équipe avec des membres de mon clan ou des ex-Iwajins il était peu probable que nous ayons déjà effectué une mission ensemble. Je soupirais une nouvelle fois. Le type était juunin alors il ne devait pas être trop mauvais. Mais j’aurais tout de même préféré un visage qui m’aurait été plus familier. Je pénétrais la prison, raide comme la justice, fixant un point au loin droit devant moi. L’entrée semblait être un beau capharnaüm. Des soldats blessés gisaient au sol, des hommes allaient et venaient dans tous les sens. Je pestais. Il ne semblait pas y avoir la moindre organisation dans ce bâtiment. Si le directeur dirigeait la prison comme ces hommes il n’était pas surprenant qu’un tel bazar ne soit survenu. J’aperçus un peu plus loin ce qui semblait être un shinobi étant donné que ses vêtements différaient des uniformes des gardes et samouraïs. Je me souvenais maintenant de ce… Ken. Je l’avais croisé quelques fois à des cérémonies. Ils portaient toujours je ne sais combien de couches de vêtements. Comme s’il partait en expédition dans le grand nord à chaque fois qu’il sortait. Il ne me semblait d’ailleurs pas avoir déjà vu son visage. Je me dirigeais donc vers lui. Mes pas résonnèrent dans l’allée. J’aperçu derrière lui un autre homme plus petit et beaucoup plus vieux. Certainement le directeur de la prison. Il eut l’air dégoûté en me voyant. Je haussais un sourcil avant de lui lancer un regard polaire :

«Une femme doublé d’une de ces sales immigrés ! C’est pas avec ces incapa…j’attrapais brusquement le type par le col pour le plaquer contre le mur. Certains soldats retournèrent leurs armes vers moi.

-Je crois que tu n’as pas très bien saisi la situation vieil homme alors je vais te l’expliquer gentiment. Lui fis-je avec un ton froid et un sourire mauvais. L’incapable qui a laissé cette situation dégénérer, ça n’est pas moi. L’abruti qui n’a pas été capable de rétablir la situation, ça n’est encore pas moi. Quant à l’imbécile ayant besoin d’un régiment de samouraïs en plus d’un groupe de ninja, dont une nana, pour réparer ses conneries, ça n’est certainement pas moi. Et en ce qui concerne l’incompétent censé organiser les secours ou plutôt ce beau bordel, ça n’est définitivement pas moi  Alors je ne saurais que te conseiller d’éviter de faire des remarques sur mon clan ou sur moi-même. Le directeur dégluti, mal à l’aise et un peu effrayé par mon comportement. J’étais sec, froide, cassante mais je n’allais assurément pas laisser cet idiot me marcher sur les pieds et encore moins critiquer mon clan. Je finis par le lâcher. Le toisant avec dédain. J’attends votre rapport, lâchais-je d’un ton toujours aussi dur. »


         Le directeur me fit un rapide topo bien plus poli que notre début de conversation. Les prisonniers avaient tenté de prendre d’assaut la sortie mais comme cela n’avait pas marché ils s’étaient dirigés vers les étages supérieurs pour chercher de l’aide auprès d’autres détenus. Les caméras étaient HS donc impossible de savoir ce qu’il se passait dans les cellules. Cela faisait trois jours que les prisonniers faisaient leur loi dans le bâtiment et que le personnel était confiné. Il fallait impérativement rétablir la situation avant que les personnes les plus dangereuses ne soient libérées ou que la prison ne subisse des attaques extérieures. La prison comptait actuellement cinquante détenus, tous les étages compris. D’après les capteurs reliés aux portes des cellules, seulement une trentaine d’entre-elles étaient ouverte. Par contre, à cause des dommages causés au matériel il était impossible de déterminer quels étaient les étages où étaient ouverte les portes. Je finis par me tourner vers mon coéquipier.

«Normalement le plus gros du groupe devrait être composé de petites frappes vu que les premiers étages ont été libérés en priorité. Sur les trente évadés confirmés avec l’effet de surprise on pourra facilement en neutraliser cinq en ouvrant la porte. Les plus faibles devraient rapidement être dissuadés de nous attaquer donc je dirais que ça fait encore une dizaine de détenus en moins ce qui nous amène à quinze prisonniers dehors. En comptant également sur le fait que le tout à découlé d’une bagarre et que leurs gars ont un peu fait leur boulot certains doivent être un peu amochés. De plus si on s’occupe d’eux dans les couloirs plutôt étroits de la prison l’avantage du nombre ne leur bénéficiera en rien. Des suggestions Ken-san ? Demandais-je à la fin de mon monologue sur un ton un peu moins froid à mon collègue. Après tout, il n’avait encore rien fait. »


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Gogoshi Ken
MessageSujet: Re: Mission à la Prison de l'Orage [Pv- Murasaki Sakuretsu]   Jeu 18 Fév - 1:04


 
 

 


 
Bataille au premier niveau de la tour du Mont Raijin !



 

 

 
L'entrée de Murasaki fut pour le moins … fracassante. Et comme Ken s'y attendait, le directeur fit des siennes, ce qui ne manqua de mettre la bonne femme dans une colère noire. Colère noire qui impressionna toute l'assistance, et lui-même dût reconnaître que la kunoichi avait un certain don pour intimider ses détracteurs. Après l'avoir humilié plus bas que terre, toujours avec la délicatesse qui la caractérisait tant, elle lâcha le petit homme et lui ordonna de faire lui-même son rapport. Ken choisi de ne pas intervenir dans cette conversation musclée et largement dominée par la Sakuretsu, d'une pour ne pas s'attirer à son tour les flammes de cette partenaire atypique, et de deux pour la laisser s'informer de la situation du pénitencier. Ce qui ne l'empêcha pas d'esquisser un sourire moqueur derrière son foulard. Ce directeur si certain de sa supériorité masculine adoptait une attitude tout à fait inédite devant Murasaki. Cette femme était sans pitié, espérons qu'elle le serait autant avec les prisonniers. Le Ninja s'avança vers elle, il était temps de passer à autre chose. Il fit un clin d'œil amusé à l'adresse du directeur qui était à deux doigts de fonde en larmes. Une scène des plus amusantes, songea Ken.

La jeune femme discuta alors de son plan d'attaque. Il y avait au total cinquante gredins enfermés dans la Prison de l'Orage, ce qui était un nombre plutôt restreint pour la prison la plus réputée du pays. Néanmoins ces détenus n'étaient pas ordinaires. Selon les estimations de Murasaki, trente d'entre eux seraient facilement maîtrisables, du fait de leur couardise, et d'un éventuel affrontement dans des couloirs exigus. Une estimation à revoir selon Ken.


- J'aurais été d'accord avec vous dans une prison ordinaire, Murasaki. Mais vous l'avez deviné, la situation est exceptionnelle : même les redoutables samouraïs de la capitale ne sont pas parvenus à venir à bout des forcenés. Inutile de préciser que ces gardiens sont aussi des fonctionnaires professionnels. Et plus important encore, nous avons des gredins de la pire espèce entre ces murs. Des yakuzas, entre autres. Des fanatiques prêts à tuer ceux qui leur barrent la route. Et n'oublions pas que des traîtres de Kumo ou des shinobis ennemis sont derrière cette porte. Nos tours de passe-passe n'impressionneront pas les maffieux et les voyous, ils sont habitués à traiter avec les ninjas, car ceux-ci appartiennent à une autre catégorie que les malfrats de bas-étage. Ils n'ignorent pas nos aptitudes et tenteront de les déjouer. Sans succès, certes, mais ils y mettront toute leur âme. Vous sous-estimez ces prisonniers, et je préconise donc la méthode préventive : c’est-à-dire de tous les mettre hors d'état de nuire. Mais la mission et de leur faire regagner leurs cellules. Alors n'ayez aucun scrupule, très chère. Car votre réputation vous précède, je viens de le constater.

Ken s'approcha ensuite d'une porte blindée, derrière elle se trouvait l'entrée de l'escalier. Les deux samouraïs qui en gardaient l'entrée firent un geste qui signifiait qu'il fallait se hâter. On entendait déjà de l'autre côté des deux battants de la porte le vacarme que produisaient les prisonniers déchaînés. Après avoir déverrouillé les multiples cadenas et serrures de cette porte de sécurité, les deux ninjas purent s'engouffrer à l'intérieur. Ils se retrouvèrent dans une pièce, seul un mur grillagé ainsi qu'une seconde porte les séparaient du grand escalier. Visiblement, la porte était dans un sale état, les prisonniers avaient tenté de la forcer de l'autre côté, sans succès. Ken fit signe à la Murasaki qu'il était temps de monter. Il ouvrit la porte de l'extérieur, et ensemble, montèrent les marches vers le premier étage. Le vacarme se transforma en un capharnaüm inaudible. Les détenus étaient surexcités, on pouvait entendre des bruits de verre brisés, des cris, des rires, des meubles qui se fracassaient contre les murs. Du sang séché recouvrait par endroits les murs et le sol, de terribles affrontements avaient eu lieu ici. Il fallait se dépêcher.

Les deux shinobis arrivèrent enfin au premier étage qui était un long et large couloir, les cellules se trouvaient dans les murs latéraux. Quelques corps de prisonniers et de gardes jonchaient le sol. Les flaques de sang étaient également présentes, et à première vue, tout avait été vandalisé. Matelas éventrés, draps déchirés, lits déplacés et tables en miettes, il y avait de nombreux obstacles au sol, dans tout le couloir. Un vrai carnage, les prisonniers s'étaient défoulés bien comme il fallait. Les quelques badauds qui erraient, armés des matraques de leurs geôliers ne mirent pas longtemps à nous repérer, vu notre entrée peu discrète. Une bonne dizaine, qui se précipitèrent sur nous. Quel manque de discernement. S'attaquer ainsi à deux ninjas de rang supérieur … Je souris derrière mon foulard. Cinq bonhommes à neutraliser, cela devait certainement suffire.

Kangekiha, Impression par la vague !

Il s'agissait d'une technique raiton. Je la lançai lorsque mes adversaires se retrouvèrent devant moi, regroupès, à un peu plus d'un mètre. De mes mains, surgit une vague de foudre qui les électrocuta tous. Ils tombèrent au sol, le corps fumant et inerte. Pour des non-ninjas, c'était une technique qui faisait certainement ses preuves. J'observai rapidement ces prisonniers, certains portaient des tatouages, comme je l'avais pensé, il s'agissait de yakuzas. Les chuunins qui figuraient sur notre liste ne figuraient certainement pas parmi nos assaillants. De la piétaille, purement et simplement. Pas le temps de souffler et de voir si Murasaki avait bel et bien mis hors d'état de nuire les cafards qui s'étaient rués sur elle. Mais nul doute qu'elle s'était acquittée de sa tâche avec brio. C'était une jônin après tout ! Mais nous n'avions pas de répit pour le moment. Le sol trembla comme si quelque chose de lourd se déplaçait. Et en effet, trois personnages peu atypiques surgirent de trois cellules.

Spoiler:
 
(de gauche à droite)

Niahgara, Gardien du Second étage
Koray, Gardien du Troisième étage
Udina, Gardienne du Quatrième étage

Je me souvenais clairement de qui il s'agissait. Alors que j'étais encore à Kumo et que j'avais feuilleté les différents renseignements relatifs à cette mission, on m'avait parlé de ces fameux " Trois Piliers de la Prison de l'Orage " comme on les appelait. Chacun d'eux avaient en charge la garde d'un étage à partir du second. Il était donc évident que plus l'étage était haut, plus son gardien en chef était puissant. Le premier répondait au nom de Niahgara, une brute épaisse, et c'était certainement lui qui avait fait trembler tout le niveau rien qu'en se déplaçant. Une véritable montagne de muscles en puissance. Il portait une étrange combinaison violette, une machine étrange aux niveau des poignets qui servait de lance-pieu, et surtout une taille colossale, plus imposant qu'un ours, et cette musculature … Le second était Koray, un samouraï moustachu, laid mais réputé puissant dans son kenjutsu. Enfin il restait Udina, une femme masquée dont les informations sur elle étaient lacunaires voire inexistantes. Personne n'avait survécu à elle en combat singulier, c'était tout ce que Kumo avait pu rassembler à son sujet. Les trois cadors de la tour du Mont Raijin nous toisaient du regard, l'air absent. Ils ne dirent pas un mot, la tension monta d'un cran. Ces trois-là n'étaient clairement pas du menu fretin. D'ailleurs il était curieux qu'ils eussent survécu jusque-là sans que les prisonniers ne leur fissent la peau. Quelque chose clochait au vu de leur immobilité. Des cris d'encouragement fusèrent de toutes parts de la part des autres prisonniers cachés dans leurs cellules. Je venais de comprendre. Ils étaient probablement soumis à un sortilège de Genjutsu, ce qui expliquait leur état catatonique. Murasaki venait certainement de le comprendre, il ne restait plus qu'à … Ni une ni deux, je fus pris de cours. Niaghara fusa en ma direction, à la vitesse d'un tigre, et avec la force d'un pachyderme pris de rage. Dans un hurlement inhumain, il comptait m'écraser.

RAAAAAAAHGH !!!

Spoiler:
 

D'un bond, j'esquivai le géant qui fonça droit dans le mur non sans le détruire. En l'air, je posai mes pieds sur le plafond, y insufflai mon chakra afin d'adhérer à la surface, et courut. Niaghara n'en démordit pas, il fit aussitôt demi-tour, sans être sonné par son geste inexplicable. Il fallait user de stratégie pour le mettre hors d'état de nuire. La technique de rupture pour le faire sortir de sa torpeur n'allait pas fonctionner puisque il n'était pas un ninja. L'immense gardien me talonna au sol, alors que moi j'étais au plafond. Sur son passage, il détruisit tout ce qui se trouvait sur son chemin, écrasa même ses supporters-détenus qui se trouvaient sur son chemin. Il tendit ses énormes bras en ma direction, ses bracelets-machines crachèrent une pluie de pieux en ma direction, je les esquivai sans trop de mal. Sauf que j'arrivai au bout du couloir. Je sautai contre le mur du fond, pris appui sur celui-ci, pour finalement me propulser dans la direction du gigantesque gardien, la paume de la main en avant. Pris de vitesse, Niaghara ne put s'arrêter à temps pour freiner, c'était trop tard. J'étais sur lui, ma main se posa sur son visage. J'allai briser son illusion par une autre illusion.

Genkiri, l'Illusion brumeuse !

Une technique de Genjutsu puissante, qui allait m'assurer la victoire contre lui. Je plongeai cet adversaire à la force démentielle dans une dimension où il allait revivre les pires moments de sa vie. Ces terribles souvenirs ne duraient qu'une seconde dans la réalité. L'homme se calma immédiatement, puis tomba en arrière et perdit connaissance. L'illusion avait été trop forte pour lui. Evidemment. Il n'était pas un shinobi après tout. Son corps de titan s'effondra en arrière, le sol tout entier en trembla, un nuage de poussière s'éleva dans les airs. Mais tout n'était pas pour autant terminé. Qui avait lancé ce sort de Genjutsu sur les trois gardiens en chef ? D'ailleurs qu'était-il advenu des deux autres ? Et Murasaki ? Pour le moment j'avais encore fort à faire. Une nouvelle bande de dégénérés s'avançaient vers moi. Ces idiots ne comprenaient vraiment rien à rien. Et pourtant quelque chose me disait que je n'étais pas au bout de mes surprises dans cette maudite tour …
   


 
 
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Mission à la Prison de l'Orage [Pv- Murasaki Sakuretsu]

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